L'échange autour du projet urbain : quels savoirs partagés ?

par Khedidja Mamou

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Agnès Deboulet.


  • Résumé

    Au croisement de la sociologie de l’action et de l’anthropologie de la communication et du langage, la thèse entend vérifier l’hypothèse de la co-construction d’un outillage collectif de la fabrique de la ville. Elle s’appuie sur une ethnographie de quatre processus participatifs sur des projets urbains franciliens de différentes natures : projet de rénovation et éco projet. La première partie montre comment se dessine un cadre d’action dans lequel la fabrique de la ville devient un projet participatif qui met les acteurs en situation d’enquête collective. Le face à face devient un double espace de projétation - projection des transformations urbaines - et de fabrique des modalités et ressources participatives. Saisir ce double espace nécessite une approche socio-anthropologique.La seconde partie s’intéresse aux contraintes avec lesquelles les participants doivent conjuguer : elle insiste sur les différents cadrages qui contribuent très fortement à la définition d’une offre participative (mises en place dans le cadre de commande public ou encore d’une recherche-action). Les contraintes se situent dans les trois niveaux de l’activité participative (interactionnelle, organisationnelle et politique), ce qui rend l’exercice collectif très complexe. Dans une perspective pragmatiste, la troisième partie s’attache à regarder comment la participation remodèle les ressources de l’échange en face à face et comment elle construit des façons de (faire) participer. Elle insiste sur les obstacles et les leviers d’un outillage collectif. L’étude ethnographique dégage un contraste dans les possibles redéfinitions de la situation qui sont laissées aux acteurs.

  • Titre traduit

    (Make) participate in the urban project : springs and resource exchange face to face


  • Résumé

    Situated between sociology of action and anthropology of communication and language, the thesis intends to verify the hypothesis of a collective tooling for building the city. It is based on the ethnography of four participatory processes in different urban projects situated in the Paris metropolitan area, ranging from the eco-project to the urban renewal project. The first part of the thesis retraces the history of the emergence of the participation, mainly from the point of view of the understanding and the recognition of the city and its inhabitants. It shows how a framework for action when building the city becomes a participative process of collective investigation. The face-to-face becomes a double space of “projétation”. Understanding this needs to develop a socio-anthropological approach.The second part analyses the constraints that the inhabitants have to deal with: it insists on the various framings that contribute very strongly to the definition of the participative offer (organized within the framework of a public order or a research action). These constrains are situated (and can be read) at the same three participative activity levels (interactional, organizational and political), with further complexity for the collective process. Using a pragmatist analytical frame, the third part attempts to describe how the participation process remodels the resources of the face-to-face exchange, and how it builds ways to devise/engage in the participation process. It insists on the obstacles and the levers of a collective tooling of the process. The ethnographical study allowed to identify different possible redefinitions of the situation available to the actors.

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