La plénitude ontologique du vide

par André Kopacz

Thèse de doctorat en Philosophie (métaphysique, épistémologie, esthétique)

Sous la direction de Jean Seidengart.


  • Résumé

    Ce titre de plénitude ontologique du vide signifie que le vide n’est pas un néant, un rien ou une absence définitive mais, au contraire, l’affirmation en son autosuffisance de la présence à l’état pur. Le vide est plein de la présence pure, mieux il s’identifie à elle. De l’atomisme antique à la Révolution scientifique en passant par la Renaissance, de Démocrite à Newton via Bruno, d’Aristote à Descartes en tant que ses plus éminentes adversaires, le vide n’a cessé de hanter tant le champ de la métaphysique que celui de la science, celui de l’expérience comme celui de l’imaginaire. Après avoir tenté de l’expulser de la physique au moyen de la notion d’éther, la cosmologie contemporaine redécouvre le rôle essentiel du vide dans le devenir et peut-être l’origine de l’univers. Aujourd’hui, c’est au tour de la métaphysique de soupeser à nouveaux frais le poids du vide dans le cadre de la problématique qui lui est propre. Si le vide, en tant que lieu par excellence de l’exposition de la présence, projette l’ontologie fondamentale vers sa véritable dimension, la question de l’être telle que l’entendait Heidegger prend alors toute son amplitude, non plus mondaine mais cosmologique. C’est alors tous les concepts fondamentaux heideggériens (monde, temporalité, Dasein) qui doivent être réévalué à l’aune de cette nouvelle image de la pensée imposée par la nécessité du vide. L’heideggerianisme indique-t-il ainsi une avancée ou marque-t-il une régression par rapport aux pensées cosmologiques de la métaphysique classique ? Car c’est bien une toute autre image de la pensée que celle des déconstructions qu’il s’agit de fonder, celle où les concepts de présence, de substance, de fondement et même d’Absolu recouvrent toute leur actualité.

  • Titre traduit

    The ontological fullness of the void


  • Résumé

    The title of ontological fullness of the void means that the void is not a nothingness, a mere nothing or a definitive absence but, on the contrary, an assertion in its self-sufficiency of the presence in the pure state. The void is full of the pure presence, better it is identified with it. From ancient atomism to the scientific Revolution including the Renaissance, from Democritus to Newton via Bruno, from Aristotle to Descartes as their most eminent opponents, the void did not stop haunting both the field of the metaphysics and that of the science, that of the experiment as that of the imagination. Having tried to expel it from the physics by means of the notion of ether, the contemporary cosmology rediscovers the essential role of the void in the future and maybe the origin of the universe. Today, it is in the turn of the metaphysics to feel the weight at new expenses of the weight of the void within the framework of the problem of its own. If the void, as pre-eminently place of the exhibition of the presence, throws the fundamental ontology towards its real dimension, the question of the being such as heard it Heidegger takes then all its amplitude, either worldly but cosmological. It is then all the fundamental heideggerian concepts (world, temporality, Dasein) that must be revalued in the alder of this new image of the thought been imperative by the necessity of the void. Does the heideggerianism so indicate an advance or does it mark a regression with regard to the cosmological thoughts of the classic metaphysics? Because it is well very another image of the thought which that of the deconstructions which it is a question of basing, that where the concepts of presence, substance, foundation and even Absolute recover all their present situation.


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