L’émergence de l’individu dans la peinture murale bouddhique narrative de Haute-Birmanie (1700-1786)

par Cristophe Munier-Gaillard

Thèse de doctorat en Histoire de l'art

Sous la direction de Édith Parlier-Renault.

Soutenue le 16-12-2015

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Histoire de l’art et archéologie (Paris) , en partenariat avec Centre de Recherches sur l’Extrême Orient de Paris-Sorbonne (Paris) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Vincent Lefèvre.

Le jury était composé de Édith Parlier-Renault, Isabelle Charleux, Catherine Raymond.


  • Résumé

    Cette thèse étudie l’apparition, dans la mise en scène picturale des récits bouddhiques du début du 18e siècle, d’hommes et de femmes du peuple, discutant, se querellant, s’aimant, ou simplement dépeints dans leur quotidien, sans rapport avec ces récits dont ils occupent pourtant le premier plan. En parallèle à des personnages hauts en couleurs (fumeurs de narguilé, amateurs d’alcool et de femmes) d’origine indienne, portugaise et métisse, dont les noms propres figurent dans le cartouche des légendes des scènes, et qui caractérisent la production picturale de la région de la Chindwin, des quidams dépeints dans leur quotidien (cavaliers, vachers, chasseurs d’oiseau de mauvais augure, enfants accourus voir le Bodhisatta, hommes montant à un palmier) illustrent, eux, la place de plus en plus grande prise par le cadre de la transposition des récits, c’est-à-dire par la société des peintres. Les premiers donnent lieu à une série de portraits, souvent caricaturaux, et de scènes de genre d’un humour paillard qui témoignent d’un sens de l’observation de la nature humaine, d’autant plus aigu qu’il s’agit d’étrangers. Le propos de ces peintures n’est plus seulement d’édifier le spectateur mais de le surprendre et de le divertir. Les seconds illustrent le goût des peintres pour un quotidien perçu comme exotique du simple fait de sa représentation. Finalement, ce n’est pas à une sécularisation du propos des récits bouddhiques que nous assistons, mais au contraire à leur appropriation, à leur birmanisation, comme le prouveront dès la fin du 18e siècle, les séries de monuments bouddhiques régionaux.

  • Titre traduit

    The emergence of the individual in Buddhist narrative murals of Upper-Burma (1700-1786)


  • Résumé

    This doctoral thesis studies the appearance, in the pictural mise en scène of early 18th century Buddhist narratives, of ordinary men and women discussing, quarelling, loving, or simply depicted in their everyday life, and who occupy the foreground of the narratives though they are not part of them. Together with characters hauts en couleurs (narghile smokers, alcohol and women lovers) of Indian, Portuguese and half-breed origin, whose proper names appear in the cartouche of the captions of the scenes, and who characterize the pictural production of the Chindwin region, are everyday fellows depicted in their daily life (horsemen, cowherds, hunters of ill-omen birds, children running to see the Bodhisatta, men climbing a palm tree). These fellows illustrate the increasingly large place given to the society by the painters. The characters hauts en couleurs give rise to a series of portraits, often of a caricatural inspiration, and to genre scenes of a bawdy humour that reflect a sense of observation of the human nature, all the more accurate as it depicts foreigners. The purpose of the paintings is not just to edify the audience, but also to surprise and amuse it. The fellows illustrate the tendency of the painters to represent life scenes as exotic. Finally we are not witnessing a secularization of the purpose of the Buddhist narratives but, on the contrary, their appropriation and their Burmanization, as shown by the series of regional Buddhist monuments starting from the late 18th century.


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