2000 Vénitiens du XVIIe siècle : les orfèvres en contexte

par Camille Perez

Thèse de doctorat en Histoire moderne et contemporaine

Sous la direction de Alain Tallon et de Luciano Pezzolo.

Le président du jury était Jean-François Chauvard.

Le jury était composé de Anna Bellavitis, Walter Panciera, Salvatore Ciriacono.

Les rapporteurs étaient Anna Bellavitis, Walter Panciera.


  • Résumé

    Cette thèse étudie 2067 artisans de Venise, tous orfèvres mais pour autant très différents. Le regroupement et l’étude de tous ces individus nous permet de connaître, dans sa diversité, le fonctionnement d’une fraction de la classe artisanale. De la production sérielle d’objets anonymes et modestes à la vente de pièces d’exception, ces hommes constituent une chaîne économique, où la place de chacun est déterminée par ses origines, ses moyens, ses aptitudes et ses objectifs. Tour à tour, ils s’accommodent de leur position ou au contraire essayent d’évoluer, au gré du fonctionnement du marché et des possibilités ouvertes par leur réseau. L’orfèvrerie vénitienne apparaît ainsi en évolution constante. Tous ces hommes sont ensuite inclus dans une famille, dans un réseau et dans un espace. Par les choix qu’ils font dans leur famille, la manière dont ils gèrent leur capital et leur réseau, ils révèlent le fonctionnement et les agissements de la classe populaire, ses préoccupations et ses modes de vie. Suivre leurs déplacements permet de comprendre le fonctionnement de l’espace vénitien. Le grand avantage de cette étude est de pouvoir raisonner sur un groupe défini, qui étudie à la fois les pleins et les creux, les hommes mentionnés dans les archives et les autres, ceux qui ne sont jamais nommés mais qui existent malgré tout. De plus, cette étude permet également d’établir des liens entre les sources de différentes natures et donc de mettre en relation les choix professionnels avec la situation familiale d’un homme, par exemple, ou inversement.

  • Titre traduit

    2000 Venetian men in the Seventeenth Century : the goldsmiths in context


  • Résumé

    This PhD study deals with 2067 Venetian craftsmen, all of them goldsmiths and nevertheless quite different from one another. Reconstructing these various careers side by side enables us to grasp the different manners in which a proportion of the working class really functioned. From the standard production of impersonal basic essentials to the sale of special items, these men form an economic network in which everyone’s position depends on origins, means, gifts and objectives.Sometimes they accept their position and sometimes they try to evolve, according to the market trends and to the possibilities available in their background. The Venetian goldsmith’s trade thus appears to change constantly. Besides, all these men are part of a family, a background and an area. The decisions they take in their family, the way they manage their financial affairs and their private and professional connections, give insights on how the working class functions, about their way of life, their concerns. Following their trips across the city enables us to grasp how the Venetian background operated.This study has the advantage of looking closely at the ups and hollows, at the men frequently mentioned in the archives and as well at those who seldom appear but exist nevertheless. Moreover, this study allows us to set up links between files of different kinds and to connect a man’s professional choices and his marital status for example, or vice versa.


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