Les vers latins en France au XIXème siècle

par Romain Jalabert

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de André Guyaux.

Soutenue le 03-09-2015

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Littératures françaises et comparée (Paris) , en partenariat avec Littérature française XIXe-XXIe siècles (Paris) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Perrine Galand-Hallyn.

Le jury était composé de André Guyaux, Jean-Nicolas Illouz, Bertrand Marchal, Dirk Sacré.


  • Résumé

    Les vers latins ne furent pas un pensum pour tous les collégiens du XIXe siècle. Ils eurent un rôle récréatif dans l’enseignement des humanités, au sein duquel ils favorisaient l’étude des poètes de langue française, parfois contemporains, par le biais de traductions. Ils furent une introduction aux belles-lettres pour quelques-uns, dont Sainte-Beuve, Musset, Baudelaire, Bourget et Rimbaud. Des périodiques et des recueils de poésie néo-latine, qui n’étaient pas tous scolaires, poursuivaient une tradition humaniste privilégiant l’épigramme et les jeux versifiés. Ces publications reflétaient également l’évolution des formes poétiques : essoufflement de l’épopée et de la fable, fortune de l’ode civique et des genres didactiques et descriptifs, recherche d’une synthèse entre esthétique des belles-lettres et philosophie sensualiste, succès du romantisme lamartinien. Dans cette tradition, le poème de Baudelaire « Franciscae meae laudes », dont la fortune se confondit avec celle du latin décadent dans la littérature française, constituait un cas à part. Durant la deuxième moitié du XIXe siècle, la période 1750-1830 fut considérée comme l’âge d’or des humanités. Elle fut l’apogée de l’institution Sainte-Barbe et du concours général et correspondit à une génération d’élèves et de professeurs arrivés aux responsabilités à la fin du XVIIIe siècle et revenus au pouvoir après la Révolution. La poésie de cette période eut une inspiration commune, en latin ou en français.

  • Titre traduit

    Latin verses in France in the nineteenth century


  • Résumé

    Latin verses were not an extra duty for all students in the nineteenth century. They had a recreational role in teaching humanities, as they favoured the study of French poets, sometimes the contemporary ones, through translations. They were in deed an introduction to the belles-lettres for some students like Sainte-Beuve, Musset, Baudelaire, Rimbaud and Bourget. Periodicals and neo-Latin publications, which were not all bound to school, followed a humanist tradition favouring epigrams and versified games. These publications also reflected the evolution of poetic forms : the slowing of epic and fable, the health of civic ode and didactic and descriptive poems, search for a synthesis between aesthetics of belles-lettres and philosophy sensualist, fame of Lamartine’s romanticism. In this tradition, Baudelaire's poem "Franciscae meae laudes", whose success was bound to that of the decadent Latin in French literature, was a special case. During the second half of the nineteenth century, the 1750-1830’s period was considered as the golden age of the humanities. It was the apogee of the Sainte-Barbe’s institution and the concours général and corresponded to a generation of students and teachers who arrived to political responsibilities in the late eighteenth century and returned to power after the Revolution. The poetry of this period had a common inspiration, in Latin or in French.


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