La question de la "transparence" dans l'évaluation du risque : l'"Affaire Séralini"

par François Allard-Huver (Allard)

Thèse de doctorat en Sciences de l'information et de la communication

Sous la direction de Nicole d' Almeida.

Le président du jury était Françoise Bernard-Joule.

Le jury était composé de Marie-Gabrielle Suraud, Pascal Griset, Arnaud Mercier, Adeline Wrona.


  • Résumé

    Dans la lignée de recherches précédentes en Sciences de l’Information et de la Communication, ce travail explore la question de la « transparence » dans l’évaluation du risque, en particulier dans le cadre des controverses scientifiques et des polémiques médiatiques autour des pesticides et des OGM. Face à ce principe - jamais défini et pourtant central – ce travail cherche à répondre à la question suivante : Quelles sont les limites de la mise en œuvre de la notion de « transparence » ? Dans ce cadre, on étudie précisément l'« Affaire Séralini » qui fait suite à la publication d’une étude controversée sur les OGM et les pesticides et leurs conséquences sur la santé. Dans la première partie de notre travail, nous avons cherché à analyser le passage de la transparence à la transparence numérique au regard des évolutions de la sphère publique, de la société moderne à la société postmoderne. Nous avons consacré la deuxième partie de notre travail à notre terrain d’étude à proprement parler, c’est-à-dire l’« Affaire Séralini ». En posant la question des controverses et des polémiques dans la « société du risque », nous avons pu questionner comment la « société transparente » se déploie dans une société postindustrielle confrontée aux risques. Enfin, notre dernière partie explore les injonctions paradoxales de la transparence qu’on peut observer au cours de l’« Affaire Séralini ». Au-delà des limites de l’injonction à la transparence reste-t-il une place pour la confiance et le parler-vrai dans nos sociétés du risque ?

  • Titre traduit

    Transparency in risk evaluation : the “Seralini Affair” Case Study


  • Résumé

    In line with previous research in Communication Studies, this work explores the question of “transparency” in risk evaluation, especially in regard with scientific controversies and media polemics about pesticides and GMOs. Questioning a principle never defined, yet central, this study tries to answer the following question: What are the limits in the implementation of a “transparency” principle? I particularly look at the “Seralini Affair” that follows the publication of a controversial study about pesticides and GMOs’ health effects. In the first part of my research, I analyze the transition from transparency to digital transparency in the mirror of the evolution of the public sphere from modern to postmodern society. The second part of my work is exclusively dedicated to the “Seralini Affair.” While questioning the role of controversies and polemics in the “society of risk”, I wonder how the “transparent society” deploys in a postmodern society facing increasing risks. Finally, the last part of this research analyzes the paradoxical injunctions of transparency I observed in the “Seralini Affair.” Beyond these injunctions to implement more transparency, is there still room for trust and truth-speaking in our risk societies?


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