Thèse soutenue

Matériau et forme pour rien : essai critique sur l'architecture et la notion de dispositif

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Auteur / Autrice : Pablo Andrés Gómez Granda
Direction : Pierre-Damien Huyghe
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Esthétique et Sciences de l’Art. Spécialité : Architecture et technologie
Date : Soutenance le 03/04/2015
Etablissement(s) : Paris 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Arts plastiques, esthétique et sciences de l'art (Paris ; 1998-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Institut ACTE (Paris ; 2012-...)
Laboratoire : Institut ACTE (Paris ; 2012-...)
Jury : Président / Présidente : Bernadette Bensaude-Vincent
Examinateurs / Examinatrices : Pierre-Damien Huyghe, Bernadette Bensaude-Vincent, Jean Attali, François-David Sebbah
DOI : 10.70675/89e0a2afz756bz4c6bzad73zd8b50ec0f05b

Résumé

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Cette thèse examine et discute la notion de dispositif telle qu'elle a émergé au sein de la philosophie française contemporaine, principalement dans les œuvres de Michel Foucault et Gilles Deleuze. Son intention est critiquer l'association en architecture du structurel et du structural et de proposer une pratique architecturale moins vouée aux agencements de milieux qu'ouverte à des situations de liberté. Pour cela, elle étudie les notions de forme et de fonction en architecture à partir d'un raisonnement d'ordre philosophique sur le « matériau». Trois temps d'une possible histoire en la matière sont envisagés. Dans le premier et le deuxième, consacrés pour l'un au béton, pour l'autre aux matériaux dits « intelligents », l'architecture apparaît dans sa liaison à un mode de l'industrie et à une économie du travail. Dans le troisième, il est montré comment mise en scène et fiction peuvent être parties prenantes d'un traitement en dispositif des matériaux. On peut ensuite sur cette base envisager d'une part de dépouiller la notion de forme de nombre de sens de nature plutôt fonctionnelle, d'autre part de mettre en tension la lecture de Michel Foucault proposée par Giorgio Agamben et de nuancer les concepts et suggestions que cette lecture implique, notamment du côté de l'économie. Tout ce travail est indissociablement architectural et philosophique. Son enjeu est d'établir le caractère essentiel, pour l'un comme pour l'autre domaine de la pensée, d'une notion de forme sans but ou de « forme pour rien ». À cette notion peut correspondre une architecture du « discontinu » dont les matériaux ne s'accordent ni à la structure ni au pouvoir des dispositifs.