Three essays on corporate social responsibility, business politicians and corruption

par Dina Mohamed Kamal Kassab

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Mireille Chiroleu-Assouline et de Pierre Fleckinger.

Soutenue le 17-12-2015

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale d'Économie (Paris) , en partenariat avec Centre d'économie de la Sorbonne (Paris) (équipe de recherche) et de Centre d'économie de la Sorbonne (Paris) (laboratoire) .

Le président du jury était Jean-Philippe Tropeano.

Le jury était composé de Mireille Chiroleu-Assouline, Pierre Fleckinger, Ariane Lambert-Mogiliansky.

Les rapporteurs étaient Vianney Dequiedt, Stefan Ambec.

  • Titre traduit

    Trois essais sur la responsabilité sociale des entreprises, les hommes d'affaires-politiciens et la corruption


  • Résumé

    Qu'est-ce que la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) et peut-elle être induite par la demande ? Le fait de fournir un bien public est-il rentable pour les entreprises ou ces biens devraient-ils être exclusivement fournis par l’État ? Les produits verts sont-ils excessivement chers et devraient-ils être taxés ? Une fois la taxe imposée, qui seront les bénéficiaires et qui paiera effectivement la taxe ? En quoi les résultats dépendent-ils de la complémentarité ou substituabilité entre l'investissement en RSE en question et le bien public fourni par l’État ? Le chapitre 1 de cette dissertation répond à ces questions et crée un cadre conceptuel pour approfondir l'analyse, dans les chapitres suivants, de la RSE en tant que pratique désirable par laquelle les entreprises fournissent un bien public à côté du bien privé qu'elles produisent. Une des questions qui émergent de l'analyse est le besoin d'identifier et d'explorer une nouvelle forme de dichotomie qui est l'arbitrage entre la fourniture du bien public par le marché via la RSE et sa fourniture à travers l’État. Cette question est très intéressante dans le cas des pays en développement, mais aussi des pays développés, où les entreprises ont des liens politiques importants. Le chapitre 2 montre que les entreprises ayant des liens politiques - ou, dans le cas extrême, les hommes d'affaire-politiciens - sont en mesure d'influencer le gouvernement pour réduire le niveau de bien public qu'il fournit afin de maximiser le rendement réputationnel de leur investissement en RSE. Le mécanisme est le suivant. Un niveau de bien public insuffisant fourni par l'Etat offre des gains politiques importants pour les firmes qui contribuent à ce bien à travers leurs activités de RSE pour corriger la défaillance de l’État. Les consommateurs se méfient alors des vraies motivations des entreprises derrière ces activités, elles pourraient résulter de leur bienfaisance mais aussi de leur cupidité politique. Toutefois, comme toutes les entreprises, y compris les plus bienfaisantes et les plus opportunistes, participent, le fait qu'affaires et politique interfèrent ne détériore pas la réputation des participants à la RSE puisque ces gains politiques sont tellement importants que tout le monde s'y engage. La corruption devient socialement acceptable dans le sens où elle n'est pas sanctionnée en termes de réputation. Le chapitre 3 fournit une explication stratégique du phénomène de la corruption devenant épidémique dans une économie. Il explique pourquoi la corruption, sous forme de prise de pot-de-vin, peut se répandre entre les différentes agences du gouvernement sous le simple effet de l'interdépendance de leurs efforts.


  • Résumé

    What is Corporate Social Responsibility (CSR) and can it be demand-driven ? Is there a business case for corporates providing the public good or should it be solely provided by the government ? Are green products over-priced and should they be taxed ? If they are, who are the beneficiaries and who are the actual tax payers ? Will results differ whether the CSR investments in question complement or substitute for the government provision of public goods ? Chapter 1 of this Ph.D. dissertation will address these questions and create a conceptual framework for further analysis in subsequent chapters of CSR as a desirable activity whereby firms provide a public good alongside the private good they produce. One of the main issues that emerge from this analysis is the need to identify and explore a new kind of dichotomy, i.e. the trade-off between market provision of public goods via CSR and its public counterpart via the government. This question gains particular importance in the context of developing countries, as well as in some developed ones, where firms have strong political ties. In Chapter 2, it is shown that politically connected firms - or, at extreme, the business politicians - may try to influence the government to reduce its provision of the public good to maximize the reputational return on their CSR investments. The mechanism goes as follows. An underprovided public good offers the opportunity for large political benefits to firms stepping in the areas where the government fails to deliver through their CSR activities. Consumers are suspicious about the true motives for which firms engage in CSR, it may be out of benevolence or political greed, however, since all firms, including the greediest and the most prosocial ones participate, politics interfering with business does not spoil firms' image since those political benefits are so large that everyone does it. We refer to this phenomenon as corruption becoming a social norm. Chapter 3 provides a strategic explanation for this phenomenon of corruption being epidemic in the economy. It explains why corruption, in the form of bribe­taking, may become widespread among government agencies, for the mere reason that their efforts are interdependent.


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