Management des risques intégré des navires et de leurs armements : un ferry peut-il être une organisation à haute fiabilité ?

par Jonathan Ruillé

Thèse de doctorat en Science de gestion

Sous la direction de Benoît Journé et de Patrick Chaumette.


  • Résumé

    Malgré les évolutions technologiques rendant les navires plus « sûrs », les accidents récents - Costa Concordia (2012), Sewol (2014), Norman Atlantic (2014) – nous rappellent que le transport maritime reste une activité à risque. Pour autant, le trafic maritime n’a jamais été aussi important, que ce soit en nombre de navires ou en tonnes de marchandises transportées, et ces accidents ont une fréquence relativement faible. La multiplication de réglementations et conventions (SOLAS, MARPOL, STCW, ISM, ISPS, MLC 2006, etc. ) vise à les réduire car leurs conséquences peuvent être rapidement dramatiques : des centaines, voire des milliers, de personnes peuvent perdre la vie suite à un naufrage. Les ferries ont donc un impératif de fiabilité face aux dangers qui les menacent. Les responsabilités qui pèsent sur l’équipage sont importantes et chaque jour ils doivent mener le navire d’un point A à un point B en toute sécurité tout en respectant les délais. Cette thèse s’intéresse à la fiabilité organisationnelle en examinant l’organisation permettant à l’équipage, en lien avec les parties prenantes (armement, organisme de contrôle, etc. ), de se saisir de l’ensemble des exigences en matière de gestion des risques et de performance attendue, dans un contexte de mondialisation et de concurrence exacerbée. Durant nos cinq semaines d’embarquement à bord de deux ferries, nous avons combiné une démarche qualitative (observations, entretiens) à une approche quantitative (questionnaires) afin de répondre à la question suivante : un ferry peut-il être une organisation à haute fiabilité ?

  • Titre traduit

    Integrated risk management of ships and their shipping company : a ferry can be a high reliability organization ?


  • Résumé

    Despite the technological developments making the ships more "safe", the recent accidents - Costa Concordia (2012), Sewol (2014), Norman Atlantic (2014) - remind us that the maritime transport remains a risk activity. For as much, the maritime traffic has never been as important, either in number of vessels or in tons of freight transported, and these accidents have a relatively low frequency. The multiplication of regulations and conventions (SOLAS, MARPOL, STCW, ISM, ISPS; MLC 2006, etc. ) is intended to reduce them because their consequences can be quickly dramatic: hundreds, or even thousands, of people may lose their lives due to a shipwreck. Thus, ferries have an imperative of reliability counteracting the dangers that threaten them. The responsibilities which weigh on the crew are important, and each day they have to lead the ship of a point A to a point B safely while respecting the deadlines. This thesis is concerned with the organizational reliability by examining the organization allowing the crew, in link with the stakeholders (shipping company, approved inspection body, etc. ), to seize all of requirements for risk management and performance expected, in a context of globalization and increased competition. During our five-week boarding of two ferries, we combined a qualitative approach (observations, interviews) to a quantitative approach (questionnaires) to answer the question: a ferry can be a high reliability organization ?

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Informations

  • Détails : 1 vol. (370 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 340-358

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  • Bibliothèque : Université de Nantes. Service commun de la documentation. Section Droit et Sciences économiques.
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