Activités halieutiques et immigration clandestine dans le golfe de Guinée : le cas du Gabon

par Leonilde Chancia Nyinguema Ndong

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de Jacques Guillaume.

Soutenue en 2015

à Nantes , dans le cadre de Ecole doctorale Droit, Economie-Gestion, Sociétés, Territoires (Nantes) , en partenariat avec Université Nantes-Angers-Le Mans - COMUE (autre partenaire) .


  • Résumé

    Since the fifteenth century, Gulf of Guinea is an important area of activities of fishermen, migrants from West Africa. Thus, by their knowledge of seas and artisanal fishing techniques, seeking the best fishing waters and favorable living conditions have, for a long time, grasped the sea as a circulatory and nurturing space. Over time, they ended up settling and it conducted to a "fish colonization" of an important part of the coastline of the coastal Atlantic states including Gabon, as to become majority or essential stakeholders (80% west African) of the sector of artisanal marine fisheries. Furthermore, Gabon, immigration country (+ 15% allogeneic population) continuously experiencing a migration influx, the main candidates for immigration comes mainly from West Africa, and this despite the economic crisis and the end of massive recruitment of labor. In the early 1980s, from a selective and desired immigration by the government, we move to a spontaneous and autonomous immigration which is illustrated by its clandestine nature and maritime character. However, different surveys concerning arrests, rescues, and access networks such illegal maritime routes, show that fishing communities are heavily involved. Hence, the legitimate desire to understand the nature of the relationship between fisheries activities and illegal immigration by sea in the way to measure the issues.


  • Résumé

    Le Golfe de Guinée constitue depuis le XVe siècle un foyer privilégié d’activités de marins-pêcheurs migrants provenant d’Afrique de l’Ouest. Ces derniers par leur maîtrise de la mer et des techniques artisanales de pêche et en quête des meilleures eaux poissonneuses et de conditions de vie favorables ont longtemps appréhendé la mer comme un espace circulatoire et nourricier. Au fil du temps, ils ont fini par s’installer et ont ainsi procédé à une « colonisation halieutique » du littoral d’une bonne partie des Etats riverains de cette partie de l’Atlantique dont le Gabon, au point de devenir les acteurs majoritaires (80% sont ouest-africains) voire incontournables du secteur de la pêche maritime artisanale. Par ailleurs, le Gabon, pays d’immigration (+de 15% de population allogène) connait continuellement un afflux migratoire dont les principaux candidats à l’immigration proviennent essentiellement d’Afrique de l’Ouest. Cela malgré la crise économique qui sévit et la fin du recrutement massif de main-d’oeuvre. Au tournant des années 1980, d’une immigration choisie et voulue par le gouvernement on est passé à une immigration spontanée et autonome qui s’illustre par son caractère clandestin et maritime. Or, il s’avère que lors de différentes enquêtes, concernant les arrestations, sauvetages, réseaux et voies d’accès de ces clandestins maritimes, les communautés de pêcheurs se retrouvent fortement impliquées. D’où la volonté légitime de saisir la nature des relations existant entre les activités halieutiques et l’immigration clandestine par voie maritime et d’en mesurer les enjeux.

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  • Détails : 1 vol. (439 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 353-369. Index

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