Les scarabées pharaoniques de la collection du roi Farouk au musée égyptien du Caire

par Omneya Ragab

Thèse de doctorat en Égyptologie

Sous la direction de Frédéric Servajean.

Le président du jury était Nagwa Arafa.

Le jury était composé de Marc Gabolde.

Les rapporteurs étaient Tarek Sayed Tawfik.


  • Résumé

    Le lot de scarabées présenté dans ce travail appartient à l’ancienne collection d’antiquités du roi Farouk (1920-1965). La collection fut confisquée après les événements de 1952. Certains de ces objets, dont les scarabées ici étudiés, furent déposés dans une banque, avec les bijoux de la famille royale. Ils gagnèrent les réserves du musée égyptien du Caire en 1969. Ils sont aujourd'hui conservés dans deux grandes boîtes scellées. Dans ces dernières furent triés 1800 sceaux pharaoniques, dont la majorité était des scarabées. De ce premier lot, une première sélection de 350 objets fut effectuée, de celle-ci une deuxième de 298, à partir de laquelle furent extraits les 114 scarabées étudiés ici.Ces scarabées avaient été achetés sur des critères probablement esthétiques ou parce que dans certains cas ces scarabées sont des curiosités. On ne connaît la provenance d’aucun : ils sont, par conséquent, décontextualisés, sur un plan archéologique. On ne possède, en outre, aucun renseignement sur le lieu d'origine ni même sur l'endroit où ils ont été achetés. On ne peut donc reconstituer le parcours qu'ils ont effectué. Chacun a donc été étudié comme un unicum dans la mesure où on ne pouvait les replacer dans un contexte archéologique.Le principal critère retenu pour mener cette analyse est la lisibilité des hiéroglyphes de la face et la qualité de réalisation du scarabée. Ce choix arrêté, les scarabées ont été examinés dans le détail, mesurés, photographiés et un fac-similé de la face réalisé pour chacun d'eux. D’autres critères ont été également retenus comme la typologie du dos.Le plus ancien de ces scarabées est au nom du roi Chéops de la IVe dynastie, le plus récent date de la XXVIe dynastie. Les autres ne se distribuent pas de manière harmonieuse entre les différentes périodes. Le Nouvel Empire est surreprésenté. Vient ensuite le Moyen Empire et quelques rares scarabées se répartissent entre l'Ancien Empire et l'époque tardive.Les objets ont été classés en plusieurs groupes: les scarabées avec noms de rois avec « parallèles » attestés (A), les scarabées avec noms de rois sans « parallèles » attestés (B), les scarabées avec noms de reines ou de membres de la famille royale avec « parallèles » attestés (C), les scarabées avec noms de reines ou de membres de la famille royale sans « parallèles » attestés (D), les scarabées avec noms de particuliers avec « parallèles » attestés (E), les scarabées avec noms de particuliers sans « parallèles » attestés (F), les scarabées autres avec « parallèles » attestés (G), et les scarabées autres sans « parallèles » attestés (H). Enfin, un commentaire a été effectué.

  • Titre traduit

    Pharaonic scarabs from the collection of King Farouk in Cairo egyptian Museum


  • Résumé

    The lot of scarab beetles presented in this work belongs to the former collection of Antiquities of King Farouk (1920-1965). The collection was confiscated after the events of 1952. Some of these objects, including the scarab beetles studied here, were deposited in a bank with the jewels of the royal family. They were deposited in the archives of the Cairo Egyptian Museum in 1969. Today they are kept in two large sealed boxes. One box contains 1800 pharaonic seals, most of which were scarab beetles. Of this lot, a first selection of 350 objects was made that was then narrowed down to 298 objects, from which the 114 sacarab beetles studied here were extracted.These scarab beetles were probably purchased on aesthetic criteria or because, in some cases, they were curiosities. We do not know the origin of any: they are, therefore, decontextualized, from an archaeological plan. There is no information available on the place of origin or even about where they were purchased, so it is not possible to reconstruct their history. Each has been studied as a unicum since we could not place any of them in an archaeological context.The main criterion used to conduct this analysis was the readability of the hieroglyphs on the face and the quality of implementation (or execution) of the beetle. The choice was made after the scarab beetles were examined in detail, measured, photographed and a facsimile of the face made for each of them. Other selection criteria were applied like the typology of the back.The oldest of these scarab beetles dates from the time of King Khufu of the Fourth Dynasty; the most recent of them dates to the XXVI Dynasty. The others are distributed unequally among different periods. The New Kingdom is over-represented. Then comes the Middle Kingdom. A few scarab beetles are divided between the Old Kingdom and the Late Period.The objects were classified into several groups: scarab beetles with names of kings with "parallels" attested (A), scarab beetles with kings names without "parallels" attested (B), scarab beetles with names of queens or members royal family with "parallels" attested (C), scarab beetles with names of queens or members of the royal family without "parallels" attested (D), scarab beetles with individual names with "parallels" attested (E), scarab beetles with specific names without "parallels" attested (F), scarab beetles with other "parallels" attested (G), and scarab beetles with other "parallels" attested (H). Finally, a comment was made.



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