Les séries télévisées : une lutte sans fin

par Vladimir Lifschutz

Thèse de doctorat en Lettres et Arts

Sous la direction de Martin Barnier et de Jean-Pierre Esquenazi.

Soutenue le 20-11-2015

à Lyon 2 , dans le cadre de École doctorale Lettres, langues, linguistique et arts (Lyon) , en partenariat avec Passages XX-XXI (Lyon) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Guillaume Soulez.

Le jury était composé de Martin Barnier, Jean-Pierre Esquenazi, Fabien Boully.

Les rapporteurs étaient Sarah Hatchuel.


  • Résumé

    Les séries télévisées occupent une place en continuelle expansion dans nos vies. Objet de discussions, de débats, d’investissements, les fictions sérielles sont au cœur de notre société. Longtemps décriées, injustement rejetées du champ de l’art, les séries sont réhabilitées pour leur extraordinaire richesse. Après les avoir laissé de côté, comment les comprendre ? Comment les analyser ? Quelle spécificité caractérise la série ? Nous allons proposer un travail analytique, historique, économique et sociologique autour de ce type de fiction avec une idée simple : les séries sont un art du temps. Bâties sur une longévité audiovisuelle inégalée, les séries se nourrissent du temps autant qu’elles luttent contre celui-ci. C’est de ce paradoxe que nous souhaitons faire ressortir les forces temporelles qui habitent et régissent ce type de fiction à la fois pour les comprendre et les analyser. En nous basant sur un corpus nord-américain de séries contemporaines hétéroclites, nous allons essayer de démontrer que l’étude des fictions sérielles passe par l’étude de leur plus grande spécificité, le temps. Un temps qui influe sur la production, la diffusion, l’écriture, la narration ou encore sur le téléspectateur. Tout est relié par une certaine expérience du temps. C’est dans cette gigantesque singularité que la série peut se dévoiler de la même manière qu’elle s’évertue à nous dévoiler l’intime des personnages qui l’habitent.

  • Titre traduit

    TV shows : an endless struggle


  • Résumé

    TV shows hold a constantly expanding place in our lives. As a topic of conversation, debate, investment, serial fictions are central in our society. They have long been criticized and unfairly excluded from the artistic field, but now, they are being reinstated for their extraordinary richness. After having cast them aside, how can we understand them? How can we analyze them? Which specificities define the TV shows genre? We shall offer an analytical, historical, economical and sociological work around this type of fiction, built around a simple idea: TV shows are an art of time. Developed on an unmatched audiovisual longevity, TV shows feed on time as much as they fight it. Using this paradox, we shall emphasize the temporal forces which inhabit and rule this type of fiction, in order to understand and analyze them. Basing ourselves on a corpus of diverse Northern-American contemporary TV shows, we shall try to demonstrate that the study of serial fictions must be done through the study of their greatest specificity: time. Time, which affects production, diffusion, writing, narration and even the television viewer. Everything is connected through some experience of time. It’s through this huge singularity that a TV show can unveil itself, as it struggles to unveil the intimacy of the characters which inhabit it.


Il est disponible au sein de la bibliothèque de l'établissement de soutenance.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.