Analyse multicentrique du devenir des patients vivants avec le VIH dans les cohortes suivies par Médecins Sans Frontières France en Afrique subsaharienne

par David Maman

Thèse de doctorat en Épidemiologie

Sous la direction de René Ecochard et de Jean-François Etard.

Soutenue le 30-09-2015

à Lyon 1 , dans le cadre de École Doctorale Evolution Ecosystèmes Microbiologie Modélisation , en partenariat avec Laboratoire de Biométrie et Biologie Evolutive (laboratoire) .

Le président du jury était Éric Delaporte.

Le jury était composé de René Ecochard, Jean-François Etard, Sandrine Leroy, Philippe Vanhems.

Les rapporteurs étaient Christophe Rogier, Josiane Warszawski.


  • Résumé

    Près des deux tiers des patients vivant avec le VIH habitent en Afrique sub-saharienne. Dans ces pays à ressources limitées, la question du niveau optimal de CD4 pour débuter le traitement antirétroviral (ARV) est un enjeu majeur de santé publique. Nous avons étudié la reconstitution immunitaire à long terme sous ARV et son association avec la survie dans quatre projets de prise en charge du VIH soutenus par Médecins Sans Frontières (MSF) en Afrique sub-Saharienne entre 2001 et 2010. Nous avons utilisé des modèles mixtes pour prendre en compte les mesures de CD4 répétées aussi bien dans la modélisation de la réponse immunitaire que dans l'analyse de survie. Dans la première partie modélisant la reconstitution immunitaire, nous avons montré que les femmes ont une meilleure reconstitution immunitaire que les hommes et que la capacité de reconstitution immunitaire est la même quel que soit le taux de CD4 au démarrage des ARV. La deuxième étude a mis en évidence que la survie était améliorée sous ARV chez les patients atteignant un taux de CD4 courant supérieur à 500 cellules/μL par rapport à ceux qui ont un taux de CD4 entre 350 et 499 cellules/μL. Le sexe, l'âge et l'observance ont aussi été identifiés comme prédicteurs indépendants de mortalité après neuf mois sous ARV. En conclusion, nous montrons que les femmes ont une meilleure reconstitution immunitaire et atteignent plus vite un taux de CD4 de 500 cellules/μL qui est associé à une meilleure survie. Ce travail suggère qu'un démarrage plus précoce des ARV, avant que le taux de CD4 ne tombe en dessous de 500 cellules/μl, pourrait améliorer la survie et confirme le besoin d'essais cliniques évaluant les bénéfices individuels d'une telle stratégie

  • Titre traduit

    Multicentric cohort analysis of HIV programs supported by Médecins Sans Frontières France in sub-Saharan Africa


  • Résumé

    Almost two third of individuals living with HIV are in sub-Saharan Africa. In these resource limited countries, the optimal CD4 cell count level to initiate antiretroviral treatment (ART) is still debated. We studied long term immune reconstitution on ART and its association with survival in four HIV programs supported by Médecins Sans Frontières in sub-Saharan Africa between 2001 and 2010. We used mixed models to account for repeated CD4 measurements in the modelling of the immune reconstitution and the survival analysis. In the first part modelling immune response to ART, we showed that women achieved a better immune reconstitution compared to men and that the immune reconstitution capacity is the same for each level of CD4 at ART initiation. The second study showed that survival is improved for patient with an updated CD4 above 500 cells/μL compared to those with CD4 levels between 350-499 cells/μL. Furthermore, gender, age and adherence are independently associated with mortality. As a conclusion, women have a better immune reconstitution and achieved quicker

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