Pour une typologie du sublime dans La Comédie humaine d'Honoré de Balzac

par Jean-Philippe Simard

Thèse de doctorat en Langues et littérature françaises

Sous la direction de Andrea Del Lungo.

Le président du jury était Dominique Massonnaud.

Le jury était composé de Andrea Del Lungo, Dominique Massonnaud, Franc Schuerewegen, Yvon Le Scanff.

Les rapporteurs étaient Dominique Massonnaud, Franc Schuerewegen.


  • Résumé

    Lorsque Edmund Burke et Kant traitent du sublime à la fin du XVIIIe siècle, ils identifient l’infini et l’ « astonishment », lié à une passion de conservation de soi, comme sources de sublime. L’identification de celles-ci dans leurs œuvres respectives s’oriente toute vers la violence d’une émotion, d’un paysage ou d’une situation : sang, assassinats, paysages naturels gigantesques et effrayants sont autant de situations qu’ils identifient comme principaux motifs de transport de sublime. Mais dans l’Œuvre de Balzac, il va se révéler beaucoup plus complexe, prenant différentes formes toutes plus diverses les unes des autres. Ainsi, sous la plume de Balzac, le sublime ne s’incarne plus qu’à travers le côté sombre des choses, caractéristique romantique. Cette étude propose donc d’envisager le sublime comme pluriel. Le but premier en sera d’établir une typologie du sublime dans plusieurs œuvres de l’auteur afin de montrer le génie d’un homme qui sut innover et se différencier des autres auteurs de l’époque. Le beau, le bon, l’exemplaire, le surpassement de l’être et bien d’autres encore sont autant de catégories qui seront proposées et permettront ainsi une relecture de La Comédie humaine jusque-là jamais envisagée.

  • Titre traduit

    For a Typology of the aesthetic of the Sublime in Balzac’s La Comédie humaine


  • Résumé

    When Edmund Burke and Kant deliberate on the aesthetic of the sublime in the late 18th century, they identified concepts such as the infinity and the “astonishment“ as the beginnings of this aesthetic, linked to an instinct of self-preservation. They identify how the origins of the sublime take form around the violence of an emotion, a landscape or a situation: blood, murders, great but terrifying landscapes are all considered a reason for the communication of this aesthetic. Conversely, in Balzac’s work, the sublime is more complex, showing multiple forms all different from one another; the sublime no longer appears only through the somber lens, characteristic of the Romantic Period. This study suggest reconsidering the sublime as plural. The main objective being the establishment of a typology of Balzac’s novels in order to identify the genius of a man who innovated and differentiated himself from other 19th century writers. The beauty, the good, the exemplary, alongside the out-performance of oneself and more, are all categories which appear in this study and allow a now reading of La Comédie humaine.


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