Les limites du consentement : le libéralisme au défi du préjudice consenti
| Auteur / Autrice : | Alicia-Dorothy Mornington |
| Direction : | Astrid von Busekist |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Science politique |
| Date : | Soutenance le 08/12/2015 |
| Etablissement(s) : | Paris, Institut d'études politiques |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École de la recherche de Sciences Po (Paris ; 1995-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de recherches politiques de Sciences Po (Paris) |
| Jury : | Président / Présidente : Anne E. Deysine |
| Examinateurs / Examinatrices : Astrid von Busekist, Chandran Kukathas, Samuel Moyn, Emmanuel Picavet | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Chandran Kukathas, Samuel Moyn | |
| DOI : | 10.70675/89ad5b4ez3a10z4f07zb672zfc8c9d0f5376 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Ce travail porte sur le consentement à se nuire. L'état doit-il intervenir lorsque des individus consentent à ce qui parait leur être nocif? Cette question soulève la possibilité du paternalisme et de la neutralité de l'État. Le consentement de nuire est un point aveugle de la théorie libérale, et qui concerne en particulier le monde anglo-saxon. Si tous les pays sont concernés par cette question philosophique sérieuse, les Etats-Unis et le Royaume-Uni, du fait de leur héritage libertarien sont plus enclins à être affectés par cette question, la jurisprudence de ces pays en témoigne. Cette thèse interroge les fondements de la théorie libertarienne et libérale, en montrant les ambiguïtés de la notion de consentement. Elle fonde son analyse sur la jurisprudence contemporaine impliquant le consentement à se nuire, en construisant une approche casuistique au problème du consentement de la victime. Ce travail permet de faire une distinction entre deux types de cas: ceux où le consentement est motivé par les forces du marché - le consentement y est souvent contraint; et ceux où le consentement semble être tout à fait volontaire parce qu'il porte sur la sphère de l’intime.