État, religion et société en Asie centrale post-soviétique : usages du religieux, pratiques sociales et légitimités politiques au Kirghizstan

par Aurélie Biard

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Patrick Michel.

Le président du jury était Christophe Jaffrelot.

Le jury était composé de Patrick Michel, Catherine Poujol, Sylvia Serrano, Stéphane A. Dudoignon, Roberte Hamayon, Enzo Pace.

Les rapporteurs étaient Catherine Poujol, Sylvia Serrano.


  • Résumé

    Thèse confidentielle jusqu'au 29/05/2025. Ce travail de thèse explore la reconstruction des dispositifs identitaires engendrée par l’effondrement de l’URSS et par les flux de la mondialisation, au sein du Kirghizstan post-soviétique, qui est à majorité musulmane (islam Sunnī, école théologique Ḥanafī). L’une des principales stratégies déployées par les acteurs de la scène kirghizstanaise en terme de gestion de ces bouleversements est celle de la ré-articulation du religieux en relation au politique. Afin de dégager des éléments d’analyse visant à rendre compte du statut, de la nature et du rôle du religieux sur la scène socio-politique kirghizstanaise, ce travail de thèse considère la triangulation des acteurs État-religion-société, qui est explorée au travers de trois hypothèses principales. Ces réemplois du religieux, étroitement articulés, concernent : en premier lieu, le réenchantement’, via le religieux, de l’ordre politique de l’après-indépendance, qui est à la recherche d’une légitimité nouvelle depuis l’effondrement du communisme. En second lieu, la gestion au niveau local, via le religieux, d’une redistribution d’un rapport au sens dans une société désarticulée par les changements brutaux liés à la chute de l’État-providence soviétique. L’hypothèse principale ici est que le recours à l’islam répond à l’effondrement du contrat social soviétique en ce qu’il est étroitement intégré au tissu social kirghiz et en reflète les changements de valeurs et de normes sociales ainsi que les légitimités en compétition. Enfin, l’établissement, via l’islam, d’un rapport renouvelé au politique et, partant, d’une quête de refondation de l’ordre politique.

  • Titre traduit

    State, religion and society in Post-Soviet Central Asia : uses of religiosity, social practices and political legitimacies in Kyrgyzstan


  • Résumé

    Confidential PhD thesis. This PhD dissertation examines the reconstruction of identity which was engendered by the collapse of Communism in the Soviet Union and the introduction of globalization in Post-Soviet Kyrgyzstan, whose population is majority Sunnī Muslim, belonging to the Ḥanafī school of Islamic law. The question of the strategy of actors in rearticulating identities in Kyrgyzstan centers on the relationship between the religious and the political realms, and their redefinition. In order to analyze the nature and role of religiosity in the Kyrgyz socio-political scene, the dissertation considers the triangulation of state, religion, and society through three main hypotheses: (1) the use of religion, at the political level, to reenchant the political order which has been in search of a new legitimacy after the collapse of Communism; (2) the use of religion, at the local level, to redistribute and redefine “meaning” in a society dislocated by the brutal social changes accompanying the collapse of this former Soviet Republic – specifically the recourse to Islam to reestablish the social contract by redefining normative social values and competing socio-political legitimacies; and (3) the use of the religion of Islam in the Kyrgyz context to redefine politics and establish a new political order.



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