Les emplois appellatifs de Mademoiselle et son paradigme énonciatif en français contemporain

par Chuan Wegiel (Wang)

Thèse de doctorat en Langue française

Sous la direction de Éric Bordas.

Le président du jury était Dominique Lagorgette.

Le jury était composé de Éric Bordas, Dominique Lagorgette, Laurence Rosier, Christine Détrez.

Les rapporteurs étaient Dominique Lagorgette, Laurence Rosier.


  • Résumé

    En tant que forme de civilité réservée aux femmes célibataires , l’emploi de mademoiselle est considéré comme relevant d’un usage éminemment sexiste selon certains, flatteur selon d’autres. Devant la question « madame ou mademoiselle ? », il arrive de plus en plus que les locuteurs français contemporains adoptent un comportement d'évitement et privilégient « l'appellatif zéro » Kerbrat-Orecchioni (2005), ou choisissent d’utiliser d'autres formes telles que fille, jeune fille, nana, meuf, voire le mot emprunté miss, pour remplacer mademoiselle. Dans la présente recherche, à l’appui des données relevant de diverses situations de communication à Lyon en 2014 suscitées et présentées dans un questionnaire inédit, nous étudions les emplois contemporains de mademoiselle et de ses substituts énonciatifs, afin de comprendre dans quels genres de situation l'emploi de mademoiselle peut susciter des polémiques. S'agit-il d'emplois inappropriés dans des contextes donnés, ou de malentendus sur la sémantique du terme entre les actants de communication ? En ce qui concerne ses substituts énonciatifs, comment se distinguent-ils de mademoiselle aux niveaux sémantique, morphosyntaxique ainsi que pragmatique ? Les analyses nous conduisent à confirmer la représentativité sociale des termes d’adresse en tant qu’ils sont révélateurs des liens sociaux, le choix des termes restant contraint par la situation dans laquelle l'interaction se déroule.

  • Titre traduit

    The contemporary uses of mademoiselle and its enunciative substitutes in contemporary French


  • Résumé

    As a title of civility reserved for the single women, the use of miss is considered as being a matter of an eminently sexist use according to some, flattering according to others. In front of the question “madam or miss?”, it happens more and more that the contemporary French speakers adopt an avoidance behavior and favor “zero term of address” Kerbrat-Orecchioni (2005), or choose to use other forms such as fille, jeune fille, nana, meuf, even miss, the word borrowed from English, in order to replace mademoiselle. In the present research, in support of the data collecting from diverse communication situations in Lyon in 2014 which were aroused and presented in an unpublished questionnaire, we study the contemporary uses of miss and its enunciative substitutes, in order to understand in which kind of situation the use of miss can arouse debates. Is it about inappropriate uses in given contexts, or about misunderstandings on semantics of the term between the participants of communication. As regards its enunciative substitutes, how do they distinguish themselves from miss at the semantic, morphosyntactic levels as well as pragmatic? Analyses lead us to confirm the social representativeness of the terms of address as they are revealing social links, the choice of the terms keeping forced by the situation in which the interaction takes place.


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