La connaissance par sentiment au XVIIIème siècle

par Laetitia Simonetta (De Rohan Chabot)

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Pierre-François Moreau.

Le président du jury était Laurent Jaffro.

Le jury était composé de Pierre-François Moreau, Laurent Jaffro, André Charrak, Delphine Antoine-Mahut.

Les rapporteurs étaient Laurent Jaffro, André Charrak.


  • Résumé

    Le XVIIIe siècle n’est pas seulement le siècle de la raison, il est aussi celui où le sentiment s’impose dans l’esprit de certains philosophes pour rendre compte de la façon dont certains objets sont connus. Le moi ainsi que les valeurs morales et esthétiques sont, par excellence, des objets qui échappent à une analyse rationnelle ainsi qu’aux perceptions issues des sens externes. Ils se donnent dans cette expérience intérieure qu’est le sentiment. La particularité de celui-ci est que, alors qu’il est une impression d’ordre affectif, constituée de perceptions de plaisir et de douleur, il est amené à représenter autre chose que l’état purement subjectif de l’âme. Tout le problème est de déterminer à quel point le sentiment constitue un mode de connaissance irréductible : est-il un principe de connaissance à part entière, à côté de la sensation et de la réflexion, ou simplement la manière de connaître de celui qui, ayant développé des habitudes de penser et de sentir, a l’impression de juger de façon immédiate ? Reconnu comme fait mais n’ayant pas de fondement clairement assignable, il est sujet aux interprétations les plus contradictoires. Placé au croisement d’un courant métaphysique et d’un courant empiriste radical, il incarne une des notions qui manifestent le plus fortement la diversité des écoles qui perdurent au siècle des Lumières.

  • Titre traduit

    The knowledge by sentiment in the 18th century


  • Résumé

    The 18th century is not only the age of reason, it is also the time when the sentiment becomes very important in the mind of some philosophers to explain how a certain kind of objects are known. The self as well as the moral and esthetic values are, par excellence, objects that escape both the rational analysis and the perceptions derived from external senses. They are given in an internal experience called sentiment, whom particularity is to represent something different from the pure subjective state of mind, although it is an affective impression, made of perceptions of delight and pain. The problem is to determine in what extent the sentiment represent an irreducible way of knowing: is it a source of knowledge of its own, next to sensation and reflection, or is it just an impression one’s get of judging immediately which occults a succession of unconscious judgments? Acknowledged as a fact, but lacking obvious foundation, it is likely to receive the most contradictory interpretations. At the intersection of a metaphysical current and an empiricist one, it embodies one of the notions that exhibit the diversity of schools which remains in the Enlightenment.


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