William James psychology and ontology of continuity

par Michela Bella

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Claude Gautier et de Rosa M. Calcaterra.

Le président du jury était Massimo Ferrari.

Le jury était composé de Claude Gautier, Rosa M. Calcaterra, Massimo Ferrari, Vincent Mathias Girel, Stéphane Madelrieux, Flavia Stara.

Les rapporteurs étaient Roberto Frega, Sandra Laugier.

  • Titre traduit

    William James psychologie et ontologie de la continuité


  • Résumé

    Cette thèse aborde la question de la continuité de la conscience chez William James, en vue de ses possibles actualisations. En particulier, la tentative est de délimiter, de façon critique, les réflexions et les influences principales qui caractérisent le discours de James. Dans le sillage de la théorie de l'évolution de Darwin, les réflexions de James émergèrent dans le champ de la psychologie physiologique de la fin du 19ème siècle, où il développa de plus en plus intensément l'exigence d'une épistémologie renouvelée et d'un nouveau cadre métaphysique pour comprendre les théories et les découvertes scientifiques les plus intéressantes sur l'esprit humain. L'analyse du thème de la continuité permet de saisir, tant d'un point de vue historique que théorique, l'importance du passage graduel de James des observations de la psychologie expérimentale sur la continuité de la pensée vers une perspective ontologique selon laquelle la continuité constitue une caractéristique de la réalité. En outre, une telle analyse permet de clarifier la position de James par rapport à son contexte historique, et en même temps, de mettre en évidence les résultats les plus originaux de son travail.L'aspect de la continuité, bien que reconnu par les critiques de James, n'a jamais été proprement analysé jusqu'à présent. Cela est dû, d'une part, à la grande attention que les commentateurs ont communément prêté à la dimension individuelle chez James, et donc, à l'aspect tychistique et variant de la réalité ; d'autre part, il est important de garder à l'esprit que le principal courant interprétatif a réduit la confrontation entre James et Charles S. Peirce à une polarisation paradigmatique, où James était considéré comme un philosophe nominaliste et individualiste, alors que Peirce était étiqueté comme le réaliste à la recherche d'un continuum mathématique qui soit compatible avec sa théorie de la sémiose infinie.Toutefois, James fut immédiatement intrigué par la contradictoire unité synthétique des états mentaux, qu'il avait pu dériver de sa description de la continuité des états de conscience, où ceux-là préservaient à la fois une réelle continuité et une réelle divisibilité. Le vague aspect de l'expérience n'était pas pleinement reproductible en termes conceptuels, et en termes logiques il constituait une contradiction. L'élaboration d'une telle problématique de la part de James doit être considérée au sein du changement de paradigme de l'époque qui eut lieu dans la première moitié du 20ème siècle. Un tel changement influença l'élaboration de James, particulièrement à travers les progrès théoriques et méthodologiques réalisés dans le champ de la physiologie et de la biologie du 19ème siècle.


  • Résumé

    This thesis addresses the issue of the continuity of consciousness in William James, considering also its possible actualization. In particular, this work aims at outlining critically the various theoretical perspectives that influenced James’s philosophical discourse. On the wave of the Darwinian theory of evolution, James’s reflections originate in the field of late 19th century physiological psychology where he develops more and more intensely the exigency of a renewed epistemology and a new metaphysical framework for gathering the most interesting scientific theories and discoveries about the human mind. The analysis of the theme of continuity allows us to capture, from the historical and the theoretical point of view, the importance of James’s gradual translation of psychological experimental observations of the continuity of thought into an ontological perspective according to which continuity constitutes a feature of reality. Indeed, such an analysis clarifies James's position within his own historical context, as well as highlighting the most original outcomes of his work. The aspect of continuity, although mentioned by James’ scholars, has not been properly analyzed to date. This is firstly due to the great attention that interpreters have commonly paid to James’s individualist attitude, hence to the tychistic or variant features of reality. Secondly, it is important to consider that the main interpretative stream of pragmatism narrowed the comparison between James and Charles S. Peirce into a paradigmatic polarization, so that James was mainly considered as the philosopher of nominalism and individuality, while Peirce was labeled as the realist in search of a mathematical continuum.But James was immediately intrigued by the contradictory synthetic unity of mental states that he could draw from his description of the continuity of the states of consciousness, in so far as they preserved both real continuity and real divisibility. The vague aspect of experience was not fully reproducible in conceptual terms, and in logical terms it resulted in a contradiction. James’s elaboration of this problematic issue should be considered within the shift of paradigms that was taking place in the first half of the 20th century. Such an epochal change affected James’s elaboration, particularly through the theoretical and methodological advancements that were made in the fields of physiology and biological sciences throughout the 19th century.


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