Corps indéfinis : la représentation des corps dans l'art d'après Auschwitz

par Paul Bernard

Thèse de doctorat en Esthétique

Sous la direction de Jean-Marie Schaeffer et de Luba Jurgenson.

Le président du jury était Catherine Coquio.

Le jury était composé de Jean-Marie Schaeffer, Luba Jurgenson, Catherine Coquio, Annette Becker, Georges Didi-Huberman.


  • Résumé

    Cette thèse intitulée Corps indéfinis. La représentation des corps dans l'art d'après Auschwitz vise à démontrer que l'événement en question a profondément rompu les formes de représentation du corps humain dans les arts plastiques, et plus particulièrement dans la peinture. Une telle rupture engage aussi bien les modes de représentation dits traditionnels, et dont on soutient ici qu'ils relèvent d'une esthétique du discernement, que les modes hérités de la modernité artistique en rendant précisément ces corps indéfinis, c'est-à-dire indiscernables. Dans une perspective à la fois historique et théorique, il s'agit donc de proposer un examen approfondi d'un certain nombre d'œuvres, aussi bien d'avant Auschwitz que d'après, en faisant droit pour ce qui touche à ces dernières aux multiples formes que suggère cette temporalité du « d'après », selon une dialectique qu'on définit comme celle de la traduction : à la fois transmission et trahison de l'événement. Il s'agit donc aussi bien de reconsidérer un corpus d'œuvres déjà constitué (celui de l'art contemporain) que de définir les outils d'analyse à même de définir les contours conceptuels et herméneutiques dudit corpus. Examen et analyse visant en toute fin de compte à repenser aussi bien les modes de représentation du corps humain que la façon dont un certain habitus s'est développé à ce sujet d'après Auschwitz.

  • Titre traduit

    Undefmed Bodies : the Representation of Bodies in Art after Auschwitz


  • Résumé

    This doctoral dissertation, untitled Undefmed Bodies : The Representation of Bodies in Art after Auschwitz, aims to demonstrate that this event deeply ruptured the forms of representation of the human body in the plastic arts ; especially in painting. Such a rupture engages the so-called traditional modes of representation (for which we argue that they belong to an aesthetics of discernment), as well as those inherited from the artistic modernity, by making this bodies undefined, i. E. Undiscernible. In a perspective both historical and theoretical, this dissertation proposes a deep examination of several artworks, from before and after Auschwitz, trying to question for the latter the multiple forms of the temporality determined by the term "after", following then a dialectic close to the notion of translation : transmission as well as treason of the event. Therefore, the main purpose of the dissertation is to reconsider an artworks' corpus (already existing since it derives from contemporary art) and to define analysis devices able to define the conceptual and hermeneutic outlines of such a corpus. Both examination and analysis aim at rethinking the modes of representation of the human body as well as a kind of habitus which has been developed around them in the aftermath of Auschwitz.

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Informations

  • Détails : 4 vol. (1000 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p.945-988. Notes bibliogr. Index

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