La « danse classique chinoise » : outil et produit de la propagande intérieure et de la diplomatie culturelle (1949-1966)

par Cyrielle Perilhon

Thèse de doctorat en Histoire et civilisations

Sous la direction de Françoise Sabban.

Le président du jury était Gilles Guiheux.

Le jury était composé de Isabelle Thireau, Alain Delissen, Christine Roquet.

Les rapporteurs étaient Marina Nordera.


  • Résumé

    La danse classique chinoise (dcc) est une notion apparue au début des années 1950, en République Populaire de Chine. La gestuelle du xiqu, forme spectaculaire synthétique est alors identifiée comme la morphologie finale que la « danse » aurait prise d'un point de vue historique linéaire et qu'il s'agit d'extraire. Les expérimentations s'effectuent dans un contexte de construction d'un Etat socialiste pendant la Guerre froide. La dcc a ainsi la double vocation d'être un « langage », national, au service de livrets dont la visée est d'« éduquer le peuple » et de représenter la Chine sur la scène chorégraphique et diplomatique à l'Est comme à l'Ouest. Certains tendent à appliquer en priorité le mot d'ordre « apprendre de l'expérience avancée » des pays socialistes. D'autres profitent dès 1955 des premières tensions avec l'URSS et de la politique de coexistence pacifique menée en Asie pour orienter des recherches vers d'autres formes endogènes et exogènes, légitimant leur pratique comme une réponse à l'injonction de construire une forme nationale ou au mot d'ordre « rejeter l'ancien pour créer du nouveau ». Toutes ces pratiques, les œuvres qu'elles produisent et les discours construits pour les légitimer sont ainsi mises en contradiction selon les enjeux politiques intérieurs et extérieurs. Cette étude analyse ainsi les discours produits dans cette conjonction entre propagande nationale et diplomatie culturelle ainsi que l'articulation de ces discours et du contexte dans l'apparition et le devenir des œuvres et des acteurs relevant de la dcc.


  • Résumé

    Chinese classical dance (ccd) is a concept which appeared in the early 1950s, in the People's Republic of China. The gestures of xiqu, a synthetic form of show, are identified as the final morphology that "Chinese dance" would have adopted from a linear historic perspective and that must be extracted. This was experimented in the context of the building of a socialist State during the Cold War. The ccd is consequently destined to be both a national "language", serving librettos aiming at "educating the people" and at representing China on the choreographic and diplomatic scene in the East as well as in the West. Some of them tend to implement first of all the catchword which is "learn from the advanced experience" of the socialist countries. Some others take advantage of the first tensions with USSR from 1955 and of the policy of peaceful coexistence led in Asia in order to direct researches towards other endogenous and exogenous forms, legitimating their practice as an answer to the injunction to build a national form or to the catchword "reject old forms to create new ones". All these practices, the pieces of work they produce and the speeches made up to legitimate them are thus opposed according to the domestic and foreign political stakes. Therefore this survey analyses the speeches performed in this convergence between national propaganda and cultural diplomacy as well as the organization of these speeches and the context within the first appearance and the future of the pieces of work and the practitioners relevant to ccd.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (869 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p.749-869. Notes bibliogr. Index

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  • PEB soumis à condition
  • Bibliothèque : École des hautes études en sciences sociales. Thèses.
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  • Cote : TPE 2015-160
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