Les derniers jours de l'enseignement ?

par Martine Meskel-Cresta

Thèse de doctorat en Sciences de l'éducation - Cergy

Sous la direction de Béatrice Mabilon-Bonfils.

Soutenue le 24-11-2015

à Cergy-Pontoise , dans le cadre de École doctorale de droit et sciences humaines (Cergy-Pontoise, Val-d'Oise) , en partenariat avec Ecole, mutations, apprentissages (laboratoire) .

Le président du jury était Jean-Luc Nancy.

Le jury était composé de Béatrice Mabilon bonfils, Jean-François Nordmann.

Les rapporteurs étaient Laurence Cornu, Didier Moreau.


  • Résumé

    Résumé. Les derniers jours de l'Enseignement ?Analyse de la fonction enseignante, cette thèse de philosophie de l'éducation pose la question des conditions pour que l'enseigner ait encore du sens et un avenir. Elle montre l'évolution, la mutation des modalités, comme la déconstruction et le délitement d'une « forme scolaire » menacée car trop pesante, donc aussi la transformation nécessaire de l'enseignement.A partir de l'exemple des ateliers-philo, des déplacements de l'enseignant depuis la transmission jusqu'à l'animation et l'accompagnement, et de l'hypothèse que notre époque n'a pas (encore) pris en compte ce que le moderne a porté au monde, occulté par les représentations antérieures ou cadres d'interprétation passés, elle s'interroge sur ce qui hante les conceptions de l'enseignement ou la pensée pédagogique pour en tirer quelques conséquences quant au devenir de cette fonction dans ses nouvelles conditions.Pour ce faire, ce travail interroge l'enseignement dans ses définitions comme dans ses transformations récentes, par rapport au nouveau statut de l'enfance ou de l'adolescence et au malaise dans la transmission jusqu'à la crise de la représentation, pour le mettre en perspective par rapport aux conflits mondiaux et à ce qu'ils « disent » de l'évolution de la pensée occidentale, qu'il semble nécessaire d'intégrer à la perception critique de l'école. Donc il resitue l'enseignement dans son rapport à la fin de la métaphysique : quels sont les effets de ce changement d'époque sur la condition enseignante ? Et il rapporte les troubles dans l'institution scolaire et universitaire à sa provenance et son histoire : à quelles conditions la ou les fonctions de l'enseignant peuvent-elles perdurer dans le monde d'après les conflits mondiaux et le nazisme, d'après la crise des fondements ?En reconnaissant l'interruption du continuum de la tradition et du progrès continu, donc le fossé, la brisure, les failles et traces toujours déjà laissées qui font la désorientation, peut-on et comment réinventer le « professer » / le profiteor, et sa capacité instituante, au moins déceler les « signes » d'un renouvellement dans une perspective de déconstruction de la structure retardataire, secondarisée, de l'enseignement ? L'évolution et la crise enseignante étant symptôme d'un changement plus profond, qu'il nous faut regarder en face, avec une vision qui va du philosophique à sa pensée au-delà, oeuvrer à la mutation en cours exige une autre écriture de la geste enseignante.Peut-être que l'enseignant n'enseigne pas encore…

  • Titre traduit

    The last days of teaching ?


  • Résumé

    Summary. The last days of Teaching?Analysis of the role of Teaching, this philosophy thesis asks the question on the necessary conditions in order, for education, to keep a meaning and a future. It describes the evolution, the mutation of methods, as well as the deconstruction and disintegration of an « academic form », threatened because too burdensome, and therefore the necessary transformation of education.Basing itself on the example of the philosophy workshop, on the movements of the teacher from the transmission to the animation and the support, and on the theory that our time has not (yet) taken into account what modernity has brought to the world, overshadowed by the prior representations or past interpretations, it examines what haunts the conceptions of education or pedagogic thought in order to draw consequences as to the future of this function in its new conditions.To this end, this work questions Teaching in its definitions as well as in its recent transformations, with regard to childhood or adolescence new status and the unease of transmission until the representation crisis, to put it in perspective with worldwide conflicts and to what they « say » of the evolution of the occidental way of thinking, which seems necessary to integrate to the critical perception of school. Thus it replaces teaching in its relation to the end of metaphysics: what are the effects of this change of era on the teaching condition ? And it relates the disorders in the scholar and university institution to its origin and history : under what conditions can the teachers functions persist in the world after nazism and world conflicts, after the foundation crisis ?By recognizing the interruption between the continuum of tradition and the evergoing progress, thus the gap, the cracks, marks always already left which cause the desorientation, can we and by what means, reinvent the « teaching »/the profiteor, and its institutionalizing capacity, at least detect the « signs » of a renewal with, in prospect, the deconstruction of the outdated, second-rated, structure of teaching? The evolution and teaching crisis are symptoms of a deeper change that we must face, with a vision which includes philosophy but also its thought beyond, act for the ongoing mutation will require another writing of the teaching gesture.Maybe the teacher isn't teaching yet…


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