Classes moyennes éthiopiennes : étude empirique d'une assignation catégorielle incertaine.

par Clélie Nallet

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Dominique Darbon.

Soutenue le 26-03-2015

à Bordeaux , dans le cadre de École doctorale Sociétés, politique, santé publique (Bordeaux) , en partenariat avec Les Afriques dans le monde (Pessac, Gironde) (équipe de recherche) , Université Bordeaux-IV (1995-2013) (Etablissement d'accueil) et de LaboratoiredePhysiquedesMatériauxLamellairesetNanomatériauxHybrides(LPMLNMH)- Département de physique (laboratoire) .

Le président du jury était René Otayek.

Le jury était composé de Henri-Bernard Solignac Lecomte.

Les rapporteurs étaient François-Xavier Fauvelle-Aymar, Jon Abbink.


  • Résumé

    Au cours des années 2010, les « classes moyennes africaines » sont progressivement devenues une référence catégorielle des sphères économiques et politiques internationales. La catégorie, associée systématiquement à des corrélations positives non validées de développement économique et politique, fait l'objet de divers travaux d'identification et de typification de la part d'acteurs extérieurs (organisations internationales de développement, cabinets de conseil en investissement, etc.). Si ces derniers n'hésitent pas à affirmer l'émergence de « classes moyennes africaines », nous ne pouvons que souligner le caractère incantatoire de telles affirmations, qui relèvent plus d'un « jeu de fabricants » visant à dessiner un monde en « émergence » que de validations empiriques probantes.Ce travail de thèse se base sur un pari : user d’une affectation catégorielle particulièrement incertaine « classes moyennes africaines » afin d’élaborer une méthodologie permettant d’identifier des mutations sociales structurelles sous-jacentes en Éthiopie. Par une étude empirique de l'espace social intermédiaire d'Addis-Abeba, il s'agit de soumettre ces mutations à analyse pour en comprendre les fondements, les formes et processus de constitution et les impacts potentiels sur la société et le politique du pays

  • Titre traduit

    Ethiopian Middle Classes : an Empirical Study of an Uncertain and Projected Category


  • Résumé

    Since the year 2010, the term “African Middle Classes” has increasingly become a categorical reference in the international economic and political arena. This category, which has systematically been associated with a positive but unverified correlation of economic and political development, represents the object of diverse identification and typification projects by external actors (such as international development organizations, investment consultancy firms etc.). While the latter do not hesitate to affirm the emergence of the phenomenon of “African Middle Classes”, we cannot but underline the incantatory character of these affirmations. The emergence is more linked to a “producers’ game”, inclined to sketch out an « emerging world », than to empirical evidence.This doctoral research is based on the challenging task of using the particularly elusive and projected category of the « African Middle Classes » to develop a methodology that helps to identify the structural social changes that are shaping Ethiopia nowadays. Grounded in an empirical case study of the intermediate social space in Addis Ababa, this work aims to analyse the foundations, forms and construction processes, as well as the potential impact that these changes have on the Ethiopian society and the political system


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