Spatial structures in India in the age of globalisation : a data-driven approach

par Joan Perez

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de François Moriconi-Ebrard et de Giovanni Fusco.

Soutenue le 17-12-2015

à Avignon , dans le cadre de École doctorale 537 « Culture et patrimoine » (Avignon) , en partenariat avec Centre Norbert Elias / CNE (laboratoire) .

Le président du jury était Sébastien Oliveau.

Le jury était composé de Jean Grebert, Joël Ruet.

Les rapporteurs étaient Jean-Paul Hubert, Jean-Claude Thill.

  • Titre traduit

    Les structures spatiales de l'Inde au temps de la globalisation : une approche inductive à partir de données


  • Résumé

    Les pays qui se sont insérés plus tardivement dans l'économie mondiale subissent généralement les effets de la mondialisation de manière accrue.De ce point de vue, les BRIC, comparés aux autres pays émergents, possèdent un certain poids dans l’économie mondiale et représentent doncun potentiel de marché important. Avec une croissance économique qui devrait dans un avenir proche dépasser celle de la Chine, l’Inde sembleêtre un remarquable cas d’étude. Cependant, les clichés persistent dans un pays où deux aspects seulement sont le plus souvent mis en avant.D’une part, l’Inde est considérée comme un nouvel eldorado, un espace où les multinationales essaient de s’implanter en raison de l’augmentationsubstantielle du nombre de consommateurs : «the shining India». D’autre part, l’Inde est aussi souvent décrite comme surpeuplée, massivementpauvre et occupée par une forte présence de taudis, tant dans les espaces urbains que ruraux. Spatialement, un modèle dual pourrait en effet contenir d'un côté une part croissante de la classe moyenne en pleine explosion tandis que d'autres verraient s'accentuer les inégalités économiques et sociales. En revanche, il paraît difficile d'imaginer que deux extrêmes seulement puissent représenter la diversité d'un si grand pays. Dans les faits, l’évolution du secteur tertiaire n’est pas assez rapide pour maintenir un haut niveau d’emploi dans certains espaces urbains,alors qu’un modèle agraire de plus en plus intensif en zones rurales contribue à réduire graduellement le nombre d’employés agricoles et depropriétaires terriens. Par conséquent, l’augmentation générale du niveau de vie ne suivra pas forcément le rythme de croissance économiqueet démographique de l’Inde ; d’autant que les inégalités socio-économiques de ce pays sont déjà accentuées par un système rigide de castes. Ilest nécessaire de rappeler que l’inde est un pays d’ancienne urbanisation dont les premières traces remontent à 2400 AEC. De cette particularitérésulte une histoire riche et complexe. Aujourd’hui, l’Inde est caractérisée par une grande diversité de langues, de religions, de castes, de communautés, de tribus, de traditions, d'espaces sous influences métropolitaines, etc. Peu de pays dans le monde présentenet autant de spécificités. Ces faits soulèvent les questions suivantes : comment est-il possible de visualiser et quantifier les inégalités spatiales d'un pays si large et si complexe ? Quels sont les principaux facteurs qui affectent et/ou engendrent ces inégalités spatiales ? Il pourrait être simpliste d'étudier ces écarts spatiaux seulement au travers d’indicateurs macro économiques tel que le PIB. Ainsi, pour faire face à tant de complexité, un modèle conceptuel nous a permis de sélectionner de manière rigoureuse 55 indicateurs afin de renseigner ces récentes transformations spatiales en cette ère de mondialisation accrue. Cette sélection d’indicateurs a donné naissance à une base de données multicritères composée de données économiques,socio-démographiques, géographiques, sociologiques, culturelles, etc., à l’échelle du district (640 unités spatiales) et entre deux dates: 2001 et 2011. L'hypothèse de cette recherche est la suivante : une approche inductive à partir de ces indicateurs pourrait nous permettre une identificationet une caractérisation a-posteriori de structures spatiales en Inde.


  • Résumé

    Countries that have experienced a delayed entry within the world economy have usually sustained an enhanced and faster globalisation process. This is the case for BRIC countries which are, compared to other emerging countries, organised on large economies and thus provide a stronger potential market. From this perspective, India appears to be the perfect case study with an economic growth expected to overcome China’s growth in the near future. However, the «clichés» are persistent within a country mostly depicted as bipolar. On the one hand, it is considered as a new eldorado, the «Shining India», a place where multinationals aim to implement themselves due to the substantial increase of the consumer market. At the same time, India is also characterised by overcrowding, the major presence of slum areas and mass poverty, both in urban and rural areas. It is indeed possible that some areas will accommodate a bigger and bigger share of the growing middle class, while others will accentuate economic and social inequalities. Yet, can these extremes be truly representative of the diversity of such a large country? In fact, in some urban oriented spaces, the evolution of the tertiary sector is not strong enough to maintain a high level of employment while in rural spaces; an intensive farming model contributes to gradually reducing the number of labourers and landowners. As a result, the increase of the standard of living related to both economic and demographic growth is not homogeneously distributed over a territory where socio-economic divisions are already made worse by a tight caste system. With evidence dating back to 2400 BCE, it must be remembered that India is a country of old urbanisation. This has given rise to a rich and complex history and India is now home to a variety of languages, religions, castes, communities, tribes, traditions, urbanisation patterns and, more recently, globalisation-related dynamics. Perhaps no other country in the world seems to be characterised by such a great diversity. This begs the following questions: how is it possible to quantify and visualise the spatial gap of such a complex and subcontinent sized country? What are the main drivers affecting this spatial gap? It would indeed be simplistic to study India only through macro-economic indicators such as GDP. To deal with this complexity, a conceptualisation has been performed to strictly select 55 criteria that can affect the transformation sustained by the Indian territory in this enhanced age of globalisation. These selected factors have fed a multi-critera database characterised by aspects coming from economy, geography, sociology, culture etc. at the district scale level (640 spatial units) and on a ten year timeframe (2001-2011). The assumption is as follows: each Indian district can be driven by different factors. The human capacity to understand a complex issue has been reached here since we cannot take into account and at the same time the behaviour of a large number of elements influencing one another. AI Based Algorithm methods (Bayesian and Neural Networks) have thus been resorted to as a good alternative to process a large number of factors. In order to be as accurate as possible and to keep a transversal point of view, the methodology is divided into a robust procedure including fieldwork steps. The results of the models show that the 55 factors interact, bringing the emergence of unobservable factors representative of broader concepts, which find consistency only in the case of India. It also shows that the Indian territory can be segmented into a multitude of sub-spaces. Some of these profiles are close to the caricatured India. However, in most cases, results show a heterogeneous country with sub-spaces possessing a logic of their own and far away from any cliché.


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