Thèse soutenue

La résilience des filles, devenues adultes, ayant vécu avec un parent souffrant de maladie mentale

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Auteur / Autrice : Hélène Tang-Levallois
Direction : Évelyne Bouteyre
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance le 15/12/2015
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : École Doctorale Cognition, Langage et Éducation (Aix-en-Provence)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de psychologie clinique, de psychopathologie et de psychanalyse (Aix-En-Provence ; 2002-...)
Jury : Président / Présidente : Marie Anaut
Examinateurs / Examinatrices : Marie Anaut, Aubeline Vinay, Colette Jourdan, Delphine Scotto di Vettimo
Rapporteurs / Rapporteuses : Aubeline Vinay, Colette Jourdan
DOI : 10.70675/07187e39zca68z4e28zabd5z4bdb7f40b3fe

Résumé

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Les études sur les enfants vivant avec un parent souffrant de maladie mentale se focalisent sur ceux présentant des troubles psychiques ou à risques d’en développer. Problématique. Cette étude explore les facteurs de protection internes et externes des adultes résilients ayant grandi auprès d’un parent souffrant de maladie mentale afin d’envisager une aide pour les enfants en souffrance. Nous réalisons également une revue de la littérature sur les programmes et les aides existantes pour ces enfants, mise en perspectives avec nos résultats, afin de proposer des pistes de prise en charge. Méthodologie et population. Trente femmes adultes en bonne santé mentale, âgées de 19 à 36 ans, ayant vécu avec un père ou une mère souffrant de maladie mentale, ont répondu à un entretien semi-directif. Elles ont également réalisé des dessins de la famille, et complété l’inventaire de résilience (IFR-40) et un questionnaire d’événements de vie. Résultats. La présence significative de certains facteurs de protection familiaux et extrafamiliaux dans le processus de résilience des sujets, confirme ceux retrouvés dans la littérature : les bonnes relations avec les parents, la bonne entente familiale, la présence d’adultes aidants, etc. D’autres facteurs de protection familiaux significatifs ont été trouvés : les activités privilégiées avec l’un des parents et le partage de valeurs morales. Conclusion. Nous pouvons favoriser la résilience des enfants vivant avec un parent souffrant de maladie mentale en renforçant ces facteurs de protection externes, et en développant un groupe de soutien entre pairs, afin de répondre à leurs besoins et de pallier le manque d’aide pour ces enfants en France.