La construction sociale et cognitive des savoirs à l'école maternelle : entre processus différenciateurs et moments de démocratisation : le cas des activités relatives à l'écrit en grande section

par Ariane Richard-Bossez

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Nicole Ramognino et de Philippe Vitale.

Le président du jury était Mathias Millet.

Le jury était composé de Mathias Millet, Jean-Yves Rochex, Marceline Laparra.

Les rapporteurs étaient Jean-Yves Rochex.


  • Résumé

    Cette thèse interroge la manière dont les savoirs se construisent à l’école maternelle et les différenciations scolaires entre élèves qui peuvent s’y jouer. S’inscrivant dans une sociologie du curriculum, croisant sociologie de l’éducation et sociologie de la connaissance, elle saisit les savoirs scolaires dans leur double dimension, à la fois sociale et cognitive, et souligne comment ces deux dimensions se tissent mutuellement. Sur le plan empirique, ce travail s’appuie sur une enquête de terrain par observation dans six classes de grande section situées dans des milieux sociaux variés et se centre plus particulièrement sur les apprentissages relatifs à l’écrit. L’analyse des données récoltées montre que si au cours des activités scolaires des opérations socialement et cognitivement différenciatrices tendent à se répéter, on peut également discerner, de manière plus ponctuelle, des moments de révision de ces mêmes opérations ouvrant ainsi sur des possibilités de démocratisation des apprentissages. Plus largement, cette recherche met en évidence la nature relationnelle du processus de construction des savoirs en montrant comment celui-ci se co-produit en situation à partir d’éléments internes et externes à cette situation.

  • Titre traduit

    The social and cognitive construction of knowledge in French preschools : between differentiating processes and moments of democratization : the case of written language activities in grande section


  • Résumé

    This thesis examines the construction of knowledge in French preschools and the schools’ differentiations between pupils that can occur in this process. Based on a sociology of the curriculum, crossing sociology of education and sociology of knowledge, this study considers school knowledge in its double dimension, at the same time social and cognitive, and underlines how these two dimensions weave mutually. On an empirical level, this work draws on a field study of observations in six classes of grande section, situated in various social backgrounds and is most notably centred on written language learning. The data analysis shows that if during school activities social and cognitive differentiating operations can be repeated, moments of revision of these operations can also be discerned, thus opening up possibilities of learning democratization. More widely, this research highlights the relational nature of the knowledge building process, by showing how this process is coproduced in situations from elements internal and external of these situations.


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  • Détails : 2 vol. (483, 86 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 471-483.

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