Thèse soutenue

Amphores grecques en Égypte saïte : histoire des mobilités méditerranéennes archaïques.

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Auteur / Autrice : Mikaël Pesenti
Direction : Jean-Christophe SourisseauJean-Yves Empereur
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Archéologie
Date : Soutenance le 02/07/2015
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : École Doctorale Espaces, Cultures, Sociétés (Aix-en-Provence)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Centre Camille Jullian (Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône) - Centre d'études alexandrines (Alexandrie, Égypte)
Jury : Président / Présidente : Pascale Ballet
Examinateurs / Examinatrices : Jean-Christophe Sourisseau, Jean-Yves Empereur, Pascale Ballet, Ahmet Kaan Şenol, Antoine Hermary
Rapporteurs / Rapporteuses : Ahmet Kaan Şenol
DOI : 10.70675/744ad179z0ba0z402dz99c7zee026ab5a8c8

Résumé

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Cette thèse porte un regard nouveau sur la présence grecque en Égypte avant la conquête d’Alexandre le Grand. Par le biais des amphores grecques retrouvées en Égypte, notre étude apporte quelques éclairages sur la question des mobilités méditerranéennes. Notre approche, résolument archéologique, prend en considération l’ensemble de la documentation amphorique, en grande partie inédite, sur une trentaine de sites égyptiens. Les assemblages céramiques et la nature des contextes alimentent nos réflexions. Des études quantitatives permettent de déterminer la part relative des importations et ainsi de préciser aussi bien les réseaux d’échanges que la pénétration des produits méditerranéens en Égypte. Nous avons pu mettre en évidence un basculement du commerce qui, vers la fin du VIIe, se déplace du Levant vers les cités égéennes. Au cours du VIe siècle nous assistons à une généralisation progressive des importations grecques. Le monde égéen s’impose alors comme le partenaire économique privilégié d’un commerce à grande échelle. Largement distribuées sur l’ensemble du territoire, les amphores grecques ne se cantonnent pas aux seuls établissements côtiers dont la nature est également à l’étude. L’invasion de Cambyse en 525 ne semble pas mettre un frein à ces échanges. Nous notons toutefois quelques changements dans la hiérarchie des principales cités égéennes exportatrices. La présence importante d’amphores grecques et la faible représentation de céramiques fines dans des contextes domestiques égyptiens témoignent de la réception des denrées exportées sans toutefois entraîner un changement dans le mode de consommation local.