Les mises en musique du Bestiaire ou Cortège d'Orphée (1911) d'Apollinaire par Francis Poulenc, Louis Durey et d'autres compositeurs : Analyse et étude stylistique

par Aline Dumery

Thèse de doctorat en Musique et musicologie du XXe et XXIe siècles

Sous la direction de Henri Gonnard.

Soutenue le 21-11-2014

à Tours , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Tours) , en partenariat avec Interactions culturelles et discursives (équipe de recherche) .

Le président du jury était Alain Corbellari.

Le jury était composé de Vincent Vivès, Sylvie Douche.


  • Résumé

    Le Bestiaire ou Cortège d’Orphée (1911) d’Apollinaire attire toujours les mélodistes de notre temps. S’inscrivant dans une tradition ancestrale, les mises en musique des petits poèmes d’animaux guidés par Orphée constituent en effet un inestimable « jardin zoologique » pour les musiciens. Apollinaire imaginait-il une exploration de ce type ? Ces créations musicales à partir du Bestiaire sont-elles, à titre posthume, un hommage au poète ? Des plus célèbres, celles de Poulenc et Durey (1919), à celle de Régis Campo (2008) en passant par les recueils de Claude Ballif et Robert Caby (1945), chacune des versions donne lieu à un réinvestissement spécifique des poèmes. Dans cette étude diachronique allant de 1919 à 2008, les compositions concernées sont analysées dans leur contexte puis examinées à travers la pluralité des langages musicaux qu’elles mettent en oeuvre. Outre Poulenc et Durey, voici, par ordre chronologique, les auteurs abordés : Yves Nat (Dans vos viviers, dans vos étangs, 1943) ; Claude Ballif (Le Cortège d’Orphée, op. 1b, 1945-1948) ; Robert Caby (Cycle inédit de sept mélodies, 1945-1948) ; Robert Cornman (Le Bestiaire Alpha, 1961-1963, Le Bestiaire Bêta, 1972) ; Jean Absil (Bestiaire op. 58, 1964) ; Lionel Daunais (Bestiaire, 1978) ; plus près de nous : May Breguet (Bestiaire, 1982) ; Alain Corbellari (Bestiaire bis, 1991) ; Rachel Laurin (Bestiaire op. 22, 1992) ; enfin, John Carbon (Bestiaire, 2002) et Régis Campo (Bestiaire, 2008)

  • Titre traduit

    Musical settings of Apollinaire's "Bestiaire ou Cortège d'Orphée (1911) by Francis Poulenc, Louis Durey and anothers composers : Analysis and stylistic study


  • Résumé

    The poem collection Le Bestiaire or Cortège d’Orphée (1911) by Apollinaire still attracts vocal composers of our time. Drawing on ancestral traditions, the setting to music of short poems about animals guided by Orpheus constitutes an inestimable “zoo” for musicians. Did Apollinaire imagine an exploration of this type? Are these musical creations, from Le Bestiaire onward, posthumously, homages to Apollinaire? From the most famous of animal cycles by Poulenc and Durey (1919), to that of Régis Campo (2008), as well as the collections of Claude Ballif and Robert Caby (1945) , each version gives rise to a specific reingagement with the poems. In this diachronic study from 1919 to 2008, the compositions in question are analyzed in their context and examined through the plurality of musical languages that they employ. In addition to Poulenc and Durey, here, in chronological order, are the other composers discussed: Yves Nat (Dans vos viviers, dans vos étangs, 1943); Claude Ballif (Le Cortège d’Orphée, op. 1b, 1945-1948); Robert Caby (Cycle of seven songs, 1945-1948); Robert Cornman (Le Bestiaire Alpha, 1961-1963, Le Bestiaire Bêta, 1972); Jean Absil (Bestiaire, op. 58, 1964); Lionel Daunais (Le Bestiaire, 1978); more recent, May Breguet (Bestiaire, 1982); Alain Corbellari (Bestiaire bis, 1991); Rachel Laurin (Bestiaire, op. 22, 1992); and, finally, John Carbon (Bestiaire, 2002) and Régis Campo (Le Bestiaire, 2008)

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