Esquisses d'une intuition : essai d'ontologie pour une philosophie du sujet

par Grégory Vanderschuren

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Jean-Christophe Goddard et de Arnaud François.

Le président du jury était François-David Sebbah.

Le jury était composé de Jean-Christophe Goddard, Arnaud François, Alexander Schnell, Jérôme Lèbre.

Les rapporteurs étaient François-David Sebbah, Alexander Schnell.


  • Résumé

    Cet essai tente d’aborder, ou plutôt de comprendre l’idée du devenir, soit l’intuition du temps et de son propre déploiement pour un sujet qui vit au semblable rythme. Pour Bergson, cela n’arrive que dans de très rares occasions, pour l’artiste, chez le philosophe ou encore lors des situations d’extrême changement, voire d’urgence pour chacun d’entre nous. Seulement, est-ce que cette "vision directe de l’esprit par l’esprit" est véritablement exceptionnelle ? Ne s’agit-il pas plutôt d’actes instantanés où nous touchons l’objet avant même d’en avoir fait l’expérience, et qui serait plutôt "condition" de celle-ci, qui signe de son sceau l’avenir en général ? Par là, bien que nous ignorions exactement quels seront les retentissements de nos actes, nous en avons une intuition, un certain aspect y serait montré ou "présence" d’un quelque chose excédant toute explication logique. Si l’on souhaite montrer que cette intuition est déjà "présence" en chacun de nos actes singuliers, et nous accompagne dans notre quotidien à partir de notre perception du monde, il conviendra de trouver un moyen, une méthode pour explorer les régions inconscientes de notre être – ou de cet Être. Nous supposerons que nous sympathisons avec le réel, que nous "composons" en ce sens avec lui dans ce qui naît de l’instant – bien que sans le savoir. Notre intuition serait la forme « à venir » de notre expérience conformément à une personne, la façon dont mes souvenirs se constituent lorsque, paradoxalement, ces derniers enveloppent et se constituent selon une forme, un droit qui n’appartient pas qu’à moi. Ainsi nous chercherons à définir comment l’individu concourt avec une réalité qui, ainsi, l’excède, le transcende, mais dont celle-ci ne peut pas non plus être telle qu’elle apparaît sans lui. Quelle est cette part qui, échappant au monde, fait du sujet l’un de ses devenirs ? Peut-on expliquer cette part de liberté, puisque s’il y a intuition, il y a une pluralité des devenirs (virtuels) ? Nous établirons une méthode pour en comprendre le cheminement ontologique. Mais dans cette science de l’Être, il s’agira de confondre à la fois la psyché et la façon dont la matière s’organise : soit selon une chora d’un point de vue cosmologique.

  • Titre traduit

    Tentative insight : toward an ontology for a philosophy of the subject


  • Résumé

    This essay is an attempt to approach and to understand the idea of devenir, the intuition of time, and its own deployment for a subject that live in a similar pace. According to Bergson, this happens, only in very rare occasions, to the artist, to the philosopher or still in situation of extreme change, or even of emergency to all of us. But, is this « direct vision of the spirit by the spirit really exceptional? Are they rather instant acts when we touch the object even before having experienced it, and which will be rather "condition" of it, which marks the future in general? By this, even though we do not know exactly what will the impact of our acts be, we have an intuition of it, a certain aspect would have shown or "presence" of something that exceeds any logical explanation. If we wish to show that intuition is already "presence" in each of our unique acts, and accompanies us in our daily lives from our perception of the world, it will be suitable to find a way, a method to explore the regions of our unconscious being, or of this Being. We will suppose that we sympathize with the real that we "compose" in this sense with it in what is born of the instant, even without knowing it. Our intuition would be the form "to come" of our experience, according to a person, the way that my memories form when, paradoxically, they envelop and constitute according to a form, a right that does not belong only to me. Thus, we will seek to define how the individual contribute to the reality which, thus, exceeds, transcends him but which cannot be as such without him. What is this part that, escaping from the world, makes of the subject one of its destinies? Can we explain this part of freedom, since there is intuition, a plurality of (virtual) "devenirs"? We will establish a method to understand the ontological journey. But in this science of the Being, it will be to confuse both the psyche and the way in which the matter is organized: according to a "chora" a cosmological perspective.


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