L'Hybridation policière : l'exemple du Sénégal

par Daouda Badji

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de François Dieu.

Soutenue le 16-05-2014

à Toulouse 1 , dans le cadre de École doctorale Sciences juridiques et politiques (Toulouse) , en partenariat avec Groupe de Recherche sur la Sécurité et la Gouvernance (GRSG) (équipe de recherche) .


  • Résumé

    Ancienne colonie française, le Sénégal indépendant en 1960, a hérité d’une administration et des institutions très fortement centralisées et bureaucratiques notamment la police. Cette police « coloniale », caractérisée par la répression, avait pour mission de protection de l’administration impérialiste. Le « tout répressif » d’antan, va, au cours de son évolution, céder la place à une police « moderne », en raison des influences endogènes (processus de démocratisation, mixité sociale, conflit en Casamance, etc.) et exogènes (mondialisation des menaces, globalisation des actions, la lutte contre le terrorisme). Le contexte sécuritaire du Sénégal milite en faveur d’une hybridation policière. En effet, l’accentuation de la globalisation, telle qu’observée ces dernières décennies, a révélé à quel point la protection des citoyens, des biens et de l’information ne se joue plus strictement à l’intérieur du territoire et s’opère désormais aussi largement dans la sphère internationale et transnationale. Qu’il s’agisse de la lutte contre le terrorisme, la cybercriminalité, le crime organisé transnational, ou encore la reconstruction de sociétés ravagées par des conflits armés, les missions « hors les frontières » de la police constituent désormais une réalité incontournable du travail policier. Ces évolutions de la police sénégalaise furent concomitantes de l’émergence de polices hybrides qui se sont traduites par des connections entre ces espaces et par des circulations de pratiques, d’acteurs dans le domaine de la sécurité autrefois régalien de la puissance étatique : c’est l’ère de la démonopolisation de l’Etat central sénégalais et l’émergence d’une coproduction de la sécurité.

  • Titre traduit

    The police hybridization : the example of Senegal


  • Résumé

    Former French colony, Senegal independent in 1960, inherited an administration and very highly centralized and bureaucratic institutions including the police. This policy "colonial", characterized by repression, had the task of protecting the imperialistic administration. The 'all repressive' of yesteryear, will, in one change, give way to a "modern" police, due to endogenous influences (democratization, social diversity, conflict in Casamance, etc.) exogenous (globalization of threats, globalization actions, the fight against terrorism). The security context of Senegal argues for police hybridization. Indeed, the increasing globalization, as seen in recent decades, has revealed how the protection of citizens, goods and information is no longer played strictly within the territory and operates now also widely in international and transnational sphere. Whether the fight against terrorism, cybercrime, transnational organized crime, or rebuilding societies ravaged by conflict, missions "outside the boundaries" of the police have become an unavoidable reality of work policeman. These changes in the Senegalese police were concurrent with the emergence of hybrid policies that have resulted in connections between these spaces and circulations practices of actors in the field of security once sovereign state power: c 'is the era of de-monopolization of the central Senegalese state and the emergence of a co-production of security.


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