Morale individuelle et morale collective d’après les nouvelles françaises du XVIe siècle

par Inès Ben Zaied

Thèse de doctorat en Littérature française et francophone

Sous la direction de Jean-Claude Arnould.


  • Résumé

    A la renaissance, le genre bref se définit comme un récit fictif qui s'inspire de la réalité et se donne pour authentique. Il s'agit le plus souvent de récits où figurent différents groupes sociaux, où on retrouve tous les types d'humanité. Dans notre analyse de quelques recueils de nouvelles du XVIe siècle, on a remarqué qu’une grande importance est accordée aux structures sociales (couple, famille, groupe social, lieux…), représentant le cadre essentiel de la vie collective. Cependant, ces œuvres qui semblent au premier abord chargées d’implications idéologiques mettent souvent en scène des personnages qui, pour différents motifs et différents plans, sont amenés à choisir des voies particulières. Ainsi, tous les débats et polémiques soulevés dans ces récits ont un rapport avec deux types de morale ; l’une individuelle, l’autre collective. Le but de cette étude est donc de s’interroger sur les différentes représentations de ces deux morales, dans le genre de la nouvelle, et de déterminer leur interférence. L’examen des différents codes sociaux, religieux, politiques et culturels nous a permis de dégager la présence de cette interférence, de même que son impact dans la trame du texte littéraire. En esquissant des tableaux de la vie en France au XVIe siècle, les conteurs ont mis en place une nouvelle manière de concevoir l’homme et son rapport à la société et au monde. Ils ont pu, de ce fait, créer une nouvelle morale, changeant la perception même de l’individu.

  • Titre traduit

    Individual and communal morality in the sixteenth-century French novellas


  • Résumé

    In the Renaissance, short fiction is defined by fictional narratives inspired from reality and claiming to be truthful. These are often narratives staging different social groups and representing all human types. In my analysis of a number of collected sixteenth-century novellas, I noted that great emphasis was laid on social structures (couple, family, social group, location) that represent the basic framework of communal life. However, these works, which at first sight seem pregnant with ideological implications, often stage characters that, for various reasons and at different levels, are made to choose particular paths. Thus, all the debates and polemics raised in these narratives relate to two kinds of morality, one individual and the other communal. The objective of this study is therefore to look into the different representations, and determine the interference, of these two moralities in the novella genre. Scrutiny of the different social, religious, political and cultural codes enabled me to establish the existence of this interference and its impact on the fabric of literary texts. In depicting life in sixteenth-century France, the story-tellers developed a new way of viewing men in their relation to society and the world. As a result, they were able to invent a new morality, thus changing the very perception of the individual.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (403 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 363-393. Index

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