Le féminin dans les agirs violents d'adolescentes délinquantes.

par Alain Guérin

Thèse de doctorat en Psychologie

Sous la direction de Anne Bourgain et de Jean-Yves Chagnon.

Le président du jury était Florian Houssier.

Le jury était composé de Christian Mille.

Les rapporteurs étaient Astrid Hirschelmann, Magali Ravit.


  • Résumé

    Les recours à l'acte violent sont étudiés essentiellement chez les adolescents, alors que les souffrances des jeunes filles sont abordées en terme de mise à mal du corps propre, à travers des manifestations psychopathologiques singulières (troubles des conduites alimentaires, attaques du corps, scarifications...). La recherche concerne la place et le rôle du féminin dans les recours à l'acte violent d'adolescentes délinquantes, avec pour corollaire plusieurs interrogations concernant le sens que revêtent ces agirs violents, en tant qu'expression d'un éventuel changement de la symptomatologie actuelle et particulière de l'adolescence. La question d'une spécificité de la violence au féminin, notamment lors du processus adolescent, processus mettant particulièrement à mal les notions de normal et de pathologique, sera posée, ainsi que celle du lien entre traumatisme, féminin, et recours à l'acte. La référence théorique est la psychopathologie psychanalytique, dans ses deux dimensions, intrapsychique et intersubjective, prenant en compte le nouage entre l'architecture psychique du sujet et sa rencontre avec le socius. La méthodologie repose sur une démarche clinique, basée sur des entretiens et la passation d'épreuves projectives, auprès d'adolescentes ayant commis des actes délictueux. La présente recherche souligne la variété des fonctionnements psychiques dans lesquels se rencontrent les agir violents, la prépondérance des identifications dans l'accès à un féminin apaisé, tempérant l'impact des traumatismes, et l'importance du contexte socioculturel dans lequel se déploient ces actes violents.

  • Titre traduit

    The woman in violent teenage acts


  • Résumé

    AThe use of violent acts is studied mainly in male adolescents, while the suffering of girls is discussed in terms of hurting their own body, through singular psychopathological symptoms (eating disorders, attacks to the body, scarification ...). This research considers the place and role of being female in the use of violent acts by teenage offenders, with a corresponding number of questions about the meaning of these violent acts, as an expression of a possible change in the present symptomatology of adolescence. The question of specificity of violence from young girls, especially during the adolescent process, particularly the process undermining the concepts of normal and pathological will be asked, as well as the relationship between trauma, femininity, and use of violent acts. The theoretical reference is the psychoanalytic psychopathology in both aspects, intrapsychic and intersubjective, taking into account the tie between the psychic architecture of the subject and the meeting with socius. The methodology is based on a clinical approach, based on interviews and the placing of projective tests, with adolescents who have committed illegal violent acts. This research highlights the variety of psychic functioning in which meet the violent act, the balance of identifications in access to a calm femininity, tempering the impact of trauma and the importance of the sociocultural context in which these violent acts are deployed .


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