L’architecture religieuse des Xe et XIe siècles dans le sud-est du Domaine royal capétien

par Cécile Coulangeon

Thèse de doctorat en Histoire de l'Art

Sous la direction de Jean-Pierre Caillet.

Le président du jury était Dany Sandron.

Le jury était composé de Jean-Pierre Caillet, Dany Sandron, Christian Sapin, Brigitte Boissavit-Camus, Daniel Prigent.

Les rapporteurs étaient Dany Sandron, Christian Sapin.


  • Résumé

    Le sud-est du Domaine royal capétien est longtemps resté ignoré des études sur les débuts de l’architecture romane. Ceci est en grande partie lié à la position marginale qu’il occupe par rapport aux grands ensembles de l’historiographie, un état de fait qui découle comme nous avons eu l’occasion de le montrer d’une longue évolution historique depuis l’époque celtique où la zone fut subdivisée entre Sénons et Carnutes. Les premiers souverains capétiens ont toutefois porté un intérêt particulier à cette région, tentant au XIe siècle d’unifier l’espace compris entre leurs trois grands centres : Orléans, Étampes et Melun, face aux poussées de leurs rivaux bléso-champenois. L’activité architecturale semble alors battre son plein, avec de très nombreuses constructions, certes secondaires, mais témoignant d’un certain dynamisme architectural à cette époque. L’examen des monuments les plus importants, confrontés aux autres réalisations phares menées par les Capétiens dans le reste de leur Domaine royal, permet d’envisager le développement d’une politique édilitaire, favorisant certaines formes architecturales monumentales comme la tour-porche ou le chevet dit harmonique, dans une volonté claire de la part des nouveaux souverains de s’imposer visuellement dans le paysage, de se positionner en héritiers de leurs prédécesseurs carolingiens et de s’imposer face à leurs contemporains ottoniens, en reprenant certaines de leurs formes architecturales les plus emblématiques. Ces résultats ne doivent pas cacher en revanche des questions laissées en suspens, notamment en ce qui concerne les datations des édifices considérés ici. L’architecture apparaît en effet assez uniforme, entre petit appareil de tradition antique, opus spicatum, remplois de sarcophages haut-médiévaux et débuts du moyen appareil ; et les critères de datation généralement admis s’opposent à ceux des rares décors conservés.

  • Titre traduit

    Religious architecture of the 10th and 11th centuries in the southeast of the Capetian royal Domain


  • Résumé

    The southeast of the Capetian royal Domain remained for a long time unknown by studies on the beginnings of Romasnesque architecture. This is largely connected to the marginal position which it occupies compared with the large sets of the historiography, an established fact which ensues as we had the opportunity to show it of a long historic evolution since the Celtic period when the zone was subdivided between Sénons and Carnutes. The first Capetian sovereigns however carried a particular interest in this region, trying in the 11th century to unify the space between their three big centers : Orléans, Étampes and Melun, in front of pushes of their bléso-champenois rivals. The architectural activity then seems to be in full swing, with very numerous constructions, certainly secondary, but testifying of a certain architectural dynamism at that time. The examination of the most important buildings, confronted with the other key realizations led by the Capetians in the rest of their royal Domain, allows us to envisage the development of a artistic policy, favoring certain architectural monumental forms as tower-hall and harmonious bedhead, in a clear will on behalf of the new sovereigns to stand out visually in the landscape, to position in heirs of their Carolingian predecessors and to stand out in front of their ottonian contemporaries, by taking back their most symbolic architectural forms. These results can’t hide on the other hand questions left unsettled, in particular as regards the datings of buildings considered here. The architecture indeed seems rather uniform, between walls with small rubbles, opus spicatum, re-uses of high-medieval sarcophagus, and beginnings of carved stone ; and the generally admitted criteria of dating oppose those of the rare preserved decorations.

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