Felisberto Hernandez : de l'avant-garde excentrique à la fiction farfelue : le choix de la dérision et du burlesque

par Rosa laura Corona Martinez

Thèse de doctorat en Étude hispaniques

Sous la direction de Julio Premat.

Soutenue le 04-11-2014

à Paris 8 , dans le cadre de École doctorale Pratiques et théories du sens (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis) , en partenariat avec Laboratoire d'études romanes (équipe de recherche) .

Le président du jury était Norah Giraldi Dei Cas.

Le jury était composé de Julio Premat, Hervé Le Corre.

Les rapporteurs étaient María Angélica Semilla Durán, José García-Romeu.


  • Résumé

    Cette étude vise à examiner comment les bases établies dans les premiers écrits des années 1920 de l’auteur uruguayen Felisberto Hernández (1902-1964) déterminent les choix esthétiques des ouvrages postérieurs, habituellement considérés comme un dépassement de cette période initiale et sans lien majeur avec les origines de l’écriture. Nous empruntons le concept de beginning d’Edward Saïd (1975) pour étudier comment les défis artistiques des débuts, c’est-à-dire, la récusation de la notion d’auteur et d’œuvre et le refus du solennel et du sérieux, mènent Felisberto Hernández à une exaltation du dérisoire, du ludique, du corporel et du carnavalesque ainsi qu’au déploiement d’une imagination non sublime, à la recherche de la trouvaille dans l’ordinaire. Ces comportements esthétiques réapparaissent dans les années 1940 et 1950 (récits de la mémoire et nouvelles), dans les accents fantaisistes et farfelus de la fiction, que nous étudions en accord avec les mécanismes créatifs du cinéma burlesque du début du XXe siècle. Loin d’être considéré comme une influence, ce système artistique sera compris ici comme un miroir qui révèle les enjeux de la conception littéraire irrévérencieuse d’Hernández et de son image de l’auteur non savant, affaibli dans son autorité.

  • Titre traduit

    Felisberto Hernández : from the Eccentric Avant-Garde to the Bizarre Fiction : the Choice of Mockery and the « Slapstik » Comedy


  • Résumé

    Following Edward Said's concept of "beginning" (1975), this study analyzes how certain postulates of the early work of Uruguayan author Felisberto Hernández (1902-1964) influenced and shaped his later work, a connection which critics tend to dismiss. Hernández's early rejection of the "author" and the "work of art" among other traditional concepts lead him to exalt the grotesque and develop a carnivalesque humor in order to deploy a non-sublime imagination in his search of poetry of the ordinary. Furthermore, Hernández's aesthetic choices reappear in his later writings of the 1940s and 1950s (mainly memoirs and short stories) in the fanciful and bizarre accents of his fiction, which echo the creative mechanisms of the slapstick cinema of the early twentieth century. This study reads the artistic methods of the slapstick comedy not as an influence but rather as a mirror of Hernández's work that reveals the major challenges of his irreverent literary conceptions, and his produced self-image of an unprofessional author with little authority.

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