Thèse soutenue

Chikungunya virus nonstructural proteins regulate replication fidelity and pathogenicity in vivo

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Auteur / Autrice : Kathryn Rozen-Gagnon
Direction : Marco Vignuzzi
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Microbiologie et virologie
Date : Soutenance en 2014
Etablissement(s) : Paris 7

Mots clés

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Résumé

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Le virus Chikungunya (CHIKV) est un arbovirus ré-émergent mais aussi l'alphavirus le plus responsable de maladie humaine. La réplication de CHIKV est assujettie d'erreurs ; c'est une caractéristique de tous les virus à ARN, qui présentent les taux de mutation les plus élevés de la nature. Par conséquent, un seul virus génère des millions de descendance virale qui portent de mutations distinctes dans leurs génomes. Ces populations peuvent être décrites comme une quasi-espèce, car la population agira comme (quasi) une unité d'évolution unique (espèces). La diversité de la population virale a des implications importantes dans la biologie du virus à ARN et son évolution, et il a été prouvé que les taux de mutation virale ont été optimisées au fil du temps. Les taux de mutation doivent être suffisamment élevés pour générer de nouveaux variants, ce qui permet une adaptabilité rapide dans des environnements changeants. Toutefois, si les taux de mutation sont trop élevés, l'intégrité du génome est perdue. La découverte récente de variants de fidélité a souligné l'importance du maintien d'un taux de mutation idéal. Les variants de fidélité sont des virus qui présentent des taux de mutation modifiés, entraînant une restriction (antimutateur) ou une expansion (mutateur) des quasi-espèces virales. En général, ces variants contiennent des mutations dans l'ARN polymérase ARN-dépendante (RdRp) qui modifient la fidélité intrinsèque. Mais, on ne sait pas comment la diversité affecte le fitness et le phénotype des arbovirus. Nous avons retrouvé des variants mutateurs de CHIKV avec des fréquences de mutation plus élevés que le virus sauvage et les caractérises in vitro et in vivo.