Femmes et féminité dans la société allemande (XVIe - XVIIe siècles) : normes, pratiques, représentations

par Stéphanie Chapuis-Després

Thèse de doctorat en Études germaniques

Sous la direction de Marie-Thérèse Mourey et de Wolfgang Behringer.


  • Résumé

    Cette thèse propose une étude de la population féminine en territoire germanique d’environ 1555, date à laquelle est signée la Paix d’Augsbourg qui affirme la légitimité de la Réforme, à 1648, qui marque la fin de la Guerre de Trente Ans. Il s’agit de voir comment et pour quelles raisons les femmes, et en particulier leur corps, sont l’objet d’une disciplinarisation sociale qui abouti à une redéfinition et à une codification précise de la féminité à partir de la Réforme et de la confessionnalisation des sociétés. Cette thèse se concentre sur des ouvrages normatifs écrits par des théologiens, des pasteurs protestants et des prêtres jésuites abordant des thèmes aussi variées que l’éducation, le mariage, la maternité, le veuvage, ainsi que des textes législatifs touchant à tous les domaines de la vie quotidienne et des traités médicaux pour tenter de mettre au jour les mécanismes de ce phénomène de discipline du corps féminin en mettant en avant une perspective interconfessionnelle. Il s’agit de comprendre comment les gestes, le maintien, l’apparence et la sexualité ainsi que le langage sont contrôlés et maîtrisés pour former un habitus spécifique. Outre les normes que sous-tendent ces textes, certaines pratiques qui entourent le corps féminin sont étudiées à partir de lettres, mémoires et procès-verbaux. Ce travail propose donc de croiser les perspectives d’histoire sociale et d’histoire des femmes, d’histoire culturelle et d’anthropologie historique tout en effectuant une comparaison interconfessionnelle.

  • Titre traduit

    Women and Femininity in the German Society (16th- 17th centuries) : norms, practices and representations


  • Résumé

    This thesis is about the female population of the Holy Roman Empire from about 1555, when the Peace of Augsburg, confirming the legitimacy of the Reformation was signed, until 1648, at the end of the Thirty Years’ War. The purpose of this work is to see how and why women, and particularly their bodies, were targeted by social discipline, and how it generated a redefinition and a precise codification of femininity in the age of Reformation and the confessionalization of societies. This thesis focuses on normative books written by theologians, protestant ministers and Jesuits, dealing with diverse subjects like education, marriage, maternity and widowhood. Laws and decrees about daily life have also been analysed, just like medical treaties revealing the mechanisms of the female body discipline in an interconfessional perspective. It shows how gestures, attitudes, appearance, sexuality and language were controlled in order to define a specific habitus. Beside the norms spread in the different documents under scrutiny, some practices related to the female body have been studied from letters, memoirs and statements of offence. This work crosses perspectives of social history, women and cultural history, as well as historical anthropology with an interconfessional comparison.


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