Etre compositeur en Inde du sud : le krti chez les saints poètes musiciens de la Trinité carnatique

par Fabrice Contri

Thèse de doctorat en Musique et musicologie

Sous la direction de François Picard.

Soutenue le 21-11-2014

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Concepts et langages (Paris) , en partenariat avec Institut de Recherche en Musicologie (Paris) (laboratoire) .

Le président du jury était Nicolas Meeùs.

Le jury était composé de Nicolas Meeùs, Violaine Anger, Laurent Aubert, Michel Boivin, Luc Charles-Dominique, Daniel Negers.


  • Résumé

    La présente étude aborde la problématique de la fonction et du statut du compositeur - comme celle de son influence et de son style - au sein de la tradition musicale classique de l’Inde du Sud (musique carnatique) à travers ses trois plus grands représentants ou « Trinité carnatique » : Śyāmā Śastri (1762/63 – 1827), Tyāgarāja (1767-1847), Muttusvāmi Dīkṣitar (1775-1835). Elle se concentre sur la forme reine d’un vaste répertoire que ces trois musiciens ont portée à son apogée : le kṛti. Instrument privilégié de la mystique hindoue appelée bhakti, le kṛti est d’abord destiné au chant, ses compositeurs sont aussi poètes et s’il apparaît tout entier dédié à la louange divine, il s’avère aussi le lieu privilégié de l’expression personnelle sur le plan tant littéraire que musical. La création musicale en Inde du Sud est par ailleurs le fruit d'une incessante et subtile alternance entre improvisation et composition : les formes compositionnelles contiennent une part d’ouverture qui en assure non seulement la vie mais aussi la pérennité. Comment le compositeur prend-T-Il en charge le devenir de ses œuvres et de quelles manières ? Comment, tant par ses compositions que par le modèle de son existence même – par le jeu hagiographique – s’inscrit-Il dans le processus créatif, notamment celui de l’interprétation ? En quoi le kṛti, et particulièrement ceux de la Trinité carnatique, constitue un terrain particulièrement favorable pour la dialectique de la fixité et de la mobilité ? Ces éléments de problématique impliquent une approche à la fois historique et anthropologique tout en ouvrant un vaste champ à l’analyse musicale.

  • Titre traduit

    Being a composer in South India : the krti of the holy poets musicians of the carnatic Trinity


  • Résumé

    The topic of this study presents the part and status of a composer – as well as his influence and style – within the traditional classical music in South India (carnatic music) through its three major representatives, so called carnatic Trinity : Śyāmā Śastri (1762/63 – 1827), Tyāgarāja (1767-1847), Muttusvāmi Dīkṣitar (1775-1835). It concentrates on the most radiant aspects of a large repertoire which has been brought to its achievement by these three musicians, the krti. As an essential tool to implement the Indian mysticism so called bhakti, the kṛti’s first purpose is linked to singing; its composers are also poets and though it is entirely dedicated to God’s praise, it appears to be also a unique way for personal expression, on literary as well as musical aspects. In South India, musical creativity is also a subtle and endless combination between improvisation and composition: the composition side remains partly opened which makes it not only vivid but also perennial. How does the composer manage the future evolution of his work and through which arrangements? Where does he stand in the creation process, including interpretation, through his compositions and his own life standard, thanks to hagiography? Why does the kṛti, especially those belonging to the carnatic Trinity, form a particularly favorable field for the dialectic of permanence and change? These aspects of the question need to be treated from a historical as well as anthropological standpoint but keep opened a wide area for musical analysis investigation.


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