La diction des chants parénétiques : de Kallinos à Tyrtée [édition, traduction, interprétation]

par Magali Année

Thèse de doctorat en Études grecques

Sous la direction de Charles de Lamberterie.

Le président du jury était Paul Demont.

Le jury était composé de Paul Demont, David Bouvier, Pierre Judet de La Combe, Didier Pralon, Marwan Rashed.


  • Résumé

    La singularité et la fonction holoparénétique particulièrement efficace des fragments de Tyrtée et de Kallinos, trop longtemps négligées par une tradition philologique étroitement homérocentrée, imposaient d’elles-mêmes que l’on revienne sur le texte de ces deux poètes-savants du VIIe siècle a. C. et, pour ce faire, que l’on s’en tienne à la lettre des manuscrits sans d’entrée de jeu s’en offusquer, et que l’on étudie pour elle-même, en ses profondeurs linguistiques, la diction qui fut la leur et qui pour la première fois, concomitamment à Archiloque, usa du mètre élégiaque. Or, outre que le fonctionnement dialectal et rythmique de leurs fragments se révèle plus fluctuant qu’il n’y paraît, leur organisation intrinsèquement « stanzaïque » reposant sur des systèmes d’échos plus phoniques que lexicaux, ainsi que l’usage répétitif de la forme rythmiquement marquée des participes moyens-passifs en -me/noj/-(o/)menoj, sont deux traits qui nous fondent à penser que c’est un « rythme sonore », ou plus précisément « phonico-pragmatique », qui devait en être le moteur. Aussi est-ce pourquoi, puisqu’on reconnaît de plus en plus unanimement au Cratyle (dialogue éminemment poiétique de Platon) un savoir linguistique aussi fiable que véritable, j’ai cherché à travers lui une méthode qui permette d’appréhender un tel état de langue. Le parcours herméneutico-philologique qui en découle, mené à l’intérieur d’un système de correspondances phonico-syllabiques centré sur le radical du verbe me/nw « rester, tenir bon », permet de se frayer un chemin dans la dimension intra- et infra-linguistique de la diction parénétique de Tyrtée et de Kallinos afin de mieux comprendre les raisons et la nature d’une efficacité qui hérite à l’évidence de traditions non narratives.

  • Titre traduit

    The diction of the parenetic songs : from Kallinus to Tyrtaeus [edition, translation, interpretation]


  • Résumé

    The singularity and the most effective holoparenetic function of Tyrtaeus’ and Kallinos’ fragments, too long neglected by a philological tradition narrowly focussed on the homeric model, imposed themselves for a return to the text of these two wise-poets of the VIIth century B. C. and, to do this, required that we stick to the letter of the manuscripts without first take offense, and that we study for itself, in its depths language, the diction which was theirs and that for the first time, concomitantly with Archilochus, used the elegiac meter. Now, apart from their being dialectically and rhythmically more fluctuating than it looks, their organization inherently “stanzaic”, based on echoes which are more phonic than lexical, as well as the repeated use of the rhythmically marked form of the medio-passive participles in -me/noj/-(o/)menoj, are two features that underpin us to believe that it is a "sound " or more precisely "phonico-pragmatic" rhythm which was to be their driving force. For that reason and since it is more and more established that we must trust the linguistics of Plato’s Cratylus, I have been looking through it for a method that tackles such a state of language. The resulting hermeneutic and philological journey, through out a whole system of phonico-syllabic correspondences turning around the verbal stem of me/nw “to stand firm”, helps clear a path into the intra- and infra-linguistic dimension of Tyrtaeus’ and Kallinus’ parenetic diction in order to understand better the reasons and the nature of an efficiency that inherits obviously non-narrative traditions.


Le texte intégral de cette thèse n'est pas accessible en ligne.
Il est disponible au sein de la bibliothèque de l'établissement de soutenance.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Paris-Sorbonne. Service commun de la documentation. Bibliothèque électronique.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.