Les États maures et numides de la mort de Massinissa jusqu'à l'avènement de Juba II

par Moulay Driss Khalyl

Thèse de doctorat en Histoire et civilisation de l’Antiquité

Sous la direction de Yann Le Bohec.

Soutenue le 11-09-2014

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Mondes anciens et médiévaux (Paris) , en partenariat avec Etude et édition de textes médiévaux (Paris) (laboratoire) .

Le président du jury était Soazick Kerneis.

Le jury était composé de Yann Le Bohec, Soazick Kerneis, Gilles Sauron, Pierre Cosme, Nabil Kallala.


  • Résumé

    La chute de Carthage devant les armées romaines en (146 avant J.-C.) est contemporaine de la constitution de grands États : celui des successeurs de Massinissa, en Afrique du Nord centrale et celui des maures en Afrique du Nord occidentale. Ces États étaient attachés à leur génie propre, qui trouvait longtemps sa meilleure expression dans l’œuvre unificatrice et expansionniste de Massinissa et de ses successeurs, notamment Jugurtha et Juba Ier, de même que dans les prouesses en diplomatie du roi maure Bocchus l’Ancien. Ces rois avaient œuvré, par divers moyens, pour l’édification d’un vaste État africain, original, puissant, unifié sous le même sceptre, et relativement à l’abri de toute ingérence. De nombreux indices témoignent de la continuité et de l’originalité des États maures et numides : une population regroupée notamment autour des villes, nommées « villes royales » par les Romains ; les frappes de monnaies dites de Massinissa et de ses successeurs ; le commerce avec le monde méditerranéen surtout avec Carthage, les Gétules, les Îles Grecques, l’Espagne, et bien sûr avec Rome ; l’armée numide, de par ses prouesses en guerre face à l’armée romaine, constitue un témoignage probant que Jugurtha était un fin stratège et un chef militaire hors pair ; il en va de même pour Juba Ire, qui avait non seulement organisé un État, mais administré également une armée très efficace ; une armée montée selon les normes méditerranéennes alors en cours, donc moderne en cette époque de l’Antiquité. Par ailleurs, dans le domaine religieux, ces États ont laissé des traces monumentales (tombeaux et mausolées). Ces vestiges religieux prouvent que même au moment où la romanisation pesait de tout son poids, cette civilisation a su, en dépit de superficielles adaptations, préserver son originalité.

  • Titre traduit

    Moor and Numidian States from the death of Massinissa until the accession of Juba II


  • Résumé

    The fall of Carthage in front of the Roman armies (146 BC) is contemporary of the constitution of big States: that of the successors of Massinissa, in central North Africa and that of the Moors in western North Africa. These States were attached to their appropriate genius, which found for a long time its best expression in the unifying and expansionist work of Massinissa and his successors, in particular Jugurtha and Juba I, as well as in the exploit in diplomacy of Moorish king Bocchus the Old. These kings had worked, by diverse ways, at the construction of a vast African, original, powerful State, unified under the same scepter, and with regard to the shelter of any intervention. Numerous indications testify of the continuity and the originality of the Moorish and Numidian States: a population grouped in particular around cities, named " royal cities " by Romain; the said striking’s of coins of Massinissa and his successors; the trade with the Mediterranean world especially with Carthage, Gaetulians, the Greek Islands, Spain, and of course with Rome; the Numidian army, due to its exploit at war in front of the Roman army, constitute a convincing testimony that Jugurtha was a fine strategist and an outstanding military leader; It's the same for Juba I, who had not only organized a State, but also administered a very effective army; an army taken up according to the then current Mediterranean standards, thus modern in this time of the Antiquity. Besides, in the religious domain, these States left monumental tracks (graves and mausoleums). These religious vestiges prove that even as the romanization pressed with all the weight, this civilization knew how to, in spite of superficial adaptations, protect its originality.


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