L’esthétique dans la philosophie des jeux de langage de Wittgenstein

par Rémy Lemée

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Mélika Ouelbani.

Soutenue le 07-03-2014

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Concepts et langages (Paris) .


  • Résumé

    La thèse a pour objectif de réfléchir sur la possibilité d’appliquer la conception du langage développée par Wittgenstein dans sa philosophie des jeux de langage au langage esthétique. Cet intérêt pour la philosophie tardive du philosophe ne pouvait aboutir sans une confrontation avec la philosophie du Tractatus, l’auteur lui-même n’envisageant la possibilité de comprendre la seconde partie de sa philosophie qu’à la lumière de la première. En effet, le Tractatus détermine une conception du langage unique, dans laquelle ce dernier a pour rôle de représenter le réel, en en partageant la structure. Par conséquent, tous les jugements normatifs, y compris les jugements esthétiques, seront éjectés du domaine du sens dans celui de l’ineffable et du mystique dans la mesure où toute vraie proposition, c’est-à-dire sensée, par opposition aux pseudo-propositions doit impérativement porter sur des objets.Cette restriction du sens et donc du dicible le conduisant à une aporie, Wittgenstein détermine une autre conception du langage, plutôt, complémentaire de la première et ce, progressivement à partir des années trente, dans laquelle le langage devient pluriel parce que tributaire de plusieurs paramètres extra linguistiques en relation avec le contexte, la culture, la forme de vie… Et c’est justement le concept de jeux de langage qui va en montrer le fonctionnement de la signification comme usages.A partir de quelques exemples de tableaux, nous montrerons de quelle manière la peinture, sa compréhension et son interprétation se plient à cette conception du langage, mais aussi du sens de la philosophie post-Tractatus.

  • Titre traduit

    The esthetic in the philosophy of language games from Wittgenstein


  • Résumé

    The aim of this thesis is to think about the possibility to apply the conception of language developed by Wittgenstein in the philosophy from language games to esthetic language. The interest for the late philosophy of the philosopher could not ended without a confrontation in the philosophy of the Tractatus. The author himself considers the possibility to understand the second part of his philosophy only at the light of the initial. In fact, the Tractatus establishes a conception of an unique language, in which the latter has the role to represent the real, and in sharing the structure. Consequently, all the normal jugements including esthetic jugements will be ejected from the scope of sense in the one of the unutterable and the mystic insofar all true proposition is sensible by opposition to the pseudo-proposals must imperatively bear on objects.The restriction of the sense and dicible is leading him to a difficulty, Wittgenstein establishes another conception of language, rather complementary from the first one, and this gradually from the thirties in which the language becomes tributor from several parameters extra linguistic in relation with context, culture and shape of life and this is precisely the concept of language games which will show the working of the meaning as use.From a few examples of paintings, we shall demonstrate how the painting its comprehension and its interpretation are submitted to this conception of language but also to the sense of the philosophy post-Tractatus


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