'The Better Sort' : ideas of Race and of Nobility in Eighteenth-Century Great Britain and Ireland

par Timothy Mc Inerney

Thèse de doctorat en Études anglophones

Sous la direction de Isabelle Bour.

Le président du jury était Alexis Tadié.

Le jury était composé de Isabelle Bour, Alexis Tadié, Brycchan Carey, Franck Lessay, Jenny Davidson.

  • Titre traduit

    « The Better Sort » : race et noblesse dans la pensée et la littérature des Îles britanniques au XVIIIe siècle


  • Résumé

    Durant des siècles, la noblesse britannique a défendu une hiérarchie fondée sur la lignée et la généalogie, qui s’inscrivait dans la tradition occidentale de l'ordre universel. En 1735, cependant, l'Homo sapiens de Linné marque le début d'un nouveau discours sur les hiérarchies humaines, désormais fondées sur la « variété » physique. Cette étude veut cerner l’influence de la tradition noble sur les conceptions de la race, en Grande-Bretagne et en Irlande, au cours du long XVIIIe siècle. Nous examinons un ensemble de textes de nature diverse, dans l'espoir de mettre en lumière la continuité des hiérarchies généalogiques à travers plusieurs disciplines et sur plusieurs centaines d'années. La première partie retrace l'histoire du privilège héréditaire comme « identité généalogique » à partir d’œuvres comme A British Compendium, or, Rudiments of Honour (1725-7) de Francis Nichols et l’Essay on Man (1734) d’Alexander Pope. La seconde partie réexamine ces mêmes traditions sous l'angle de la théorie de la race au XVIIIe siècle. Elle s'intéresse aux idées de la race et du breeding dans le roman anonyme, The Lady’s Drawing Room (1744), et à la rhétorique de la variété humaine dans plusieurs ouvrages d’histoire naturelle, dont A History of the Earth and Animated Nature (1774) d’Oliver Goldsmith. La troisième partie étudie l'influence des Lumières et de la Révolution française sur l’idée de « race noble » telle qu'elle apparaît dans les Reflections on the Revolution in France (1790) d'Edmund Burke, ainsi que le rôle de la « noblesse naturelle » dans des œuvres abolitionnistes, notamment Slavery, or, the Times (1792) d’Anna Maria Mackenzie. Ainsi, cette étude entend démontrer que la tradition de la « race » noble a été, et demeure, une composante fondamentale dans la construction d'un concept de « race » humaine, qui fait de la pureté du sang, de la supériorité des mœurs et de l’anatomie des principes définitoires de la hiérarchie humaine.


  • Résumé

    For centuries, British nobility promoted an elite hierarchy based on genealogical precedence within the greater Western tradition of universal order. In 1735, however, Carolus Linnaeus’s Homo sapiens signalled the beginning of an entirely new discourse of human hierarchy based on physical ‘variety’. This study aims to identify how noble tradition influenced conceptions of race in Great Britain and Ireland during the long eighteenth century. Tracing the persistence of a ‘pureblood’ model of human superiority in the West, it traverses a vast range of historical material in order to highlight the continuity of genealogical hierarchies across multiple disciplines and over hundreds of years. The first section reviews the history of hereditary privilege as a backdrop to noble culture in eighteenth-century Britain: examining works such as Francis Nichols’s British Compendium, or, Rudiments of Honour (1727-7) and Alexander Pope’s Essay on Man (1734), it considers how nobility as a genealogical identity was accommodated in the ‘Great Chain of Being’ understanding of human hierarchy. The second section considers these same traditions in terms of the eighteenth-century ‘race’ construct: it considers the notion of ‘breeding’ in works such as the anonymous The Lady’s Drawing Room (1744) and the rhetoric of human variety in naturalist texts such as Oliver Goldsmith’s History of the Earth and Animated Nature (1774). The third and last section considers the influences of Enlightenment and the French Revolution on ideas of noble race in Edmund Burke’s Reflections on the Revolution in France (1790), and the role of ‘natural’ nobility in abolitionist texts such as Anna Maria Mackenzie’s Slavery; or, the Times (1792). In short, this study demonstrates that the tradition of noble ‘race’ was, and is, a fundamental component of the human ‘race’ construct, asserting blood purity, anatomical superiority, and inimitable excellence as defining principles of human hierarchy.


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