L'autre du même : emprunts et répétitions dans le Roman de Perceforest

par Noémie Chardonnens

Thèse de doctorat en Langue, littérature et civilisations françaises

Sous la direction de Michelle Szkilnik et de Jean-Claude Mühlethaler.

Soutenue le 24-06-2014

à Paris 3 en cotutelle avec l'Université de Lausanne , dans le cadre de École doctorale Littérature française et comparée (....-2015 ; Paris) , en partenariat avec Centre d'études du Moyen âge (Paris) (équipe de recherche) .


  • Résumé

    Issu de la fin du Moyen Âge, le Roman de Perceforest est la plus longue œuvre que le Moyen Âge nous ait laissé. Il entend décrire la vie des ancêtres préchrétiens d’Arthur et de ses chevaliers en les faisant descendre d’Alexandre le Grand. Au fil de son récit, l’auteur met en place une véritable poétique de la reprise, tant externe qu’interne. Il multiplie les références à des textes préexistants issus de différentes matières et va même jusqu’à en intégrer des morceaux entiers. Il reprend par ailleurs des morceaux de sa propre œuvre, n’hésitant pas à reproduire des schémas, voire des séquences narratives précises. Cette esthétique répétitive a plusieurs conséquences, tant sur l’appartenance générique du texte, sur sa construction, que sur sa réception par le lecteur. Elle est au cœur de notre étude. Nous nous intéressons plus spécifiquement à un phénomène particulier de reprise que nous qualifions d’emprunt et qui montre l’intégration d’une séquence préexistante dans un contexte distinct de son apparition d’origine. Notre travail s’organise autour d’un examen successif des différents types d’emprunts qui apparaissent au sein du texte, tant intertextuels qu’intratextuels. À terme, c’est la cohérence et l’individualité du Perceforest, ainsi que la conception de l’écriture qui anime son auteur que nous mettons en avant, tout en proposant des jalons pour une théorie générale de l’emprunt.

  • Titre traduit

    The same’s other : loans and repetitions in the Roman de Perceforest


  • Résumé

    The Roman de Perceforest, the longest known text from the Middle Ages, aims to describe the life of Arthur's pre-christian ancestors and knights, presenting them as descendants of Alexander the Great. Along the storytelling, a genuine poetics of external and internal repetition takes place: the Perceforest's authors multiply the references to previous texts belonging to several materials, integrating sometimes entire parts of other texts. Furthermore the narrative reproduces its own patterns and particular sequences in different places of the text. Throughout this research, we consider the influence of such repetition aesthetics on the literary genre definition, on its construction as well as on the reader's reception. In this dissertation, we explore a specific category of repetitions where pre-existing sequences are embedded in a narrative context that differs from the original context of occurrence, which we called emprunt(s). Reviewing the species of inter- and intra-textual recurrences occurring within the text, we reveal some overlooked aspects of the consistency, the specificity of the Perceforest and its author's idea of writing, striving to groundwork on general theory of «emprunts» that shall thereby be laid.

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