Francisque Duret (1804-1865), un sculpteur en représentation : processus de création et stratégies de carrière

par Sophie Picot-Bocquillon

Thèse de doctorat en Histoire de l'art

Sous la direction de Éric Darragon.

Soutenue le 18-10-2014

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale Histoire de l'art (Paris) , en partenariat avec Histoire culturelle et sociale de l'art (Paris) (équipe de recherche) .

Le jury était composé de Éric Darragon, Antoinette Le Normand-Romain.

Les rapporteurs étaient Bertrand Tillier, Claire Barbillon.


  • Résumé

    À la suite d’une formation artistique à l’École des beaux-arts dans l’atelier de Bosio puis à l’Académie de France à Rome, le sculpteur Francisque Duret (1804-1865) se distingue particulièrement au Salon de 1833 avec un Jeune Pêcheur dansant la Tarentelle, fondu en bronze à la cire perdue par Honoré Gonon, prouesse technique pour l’époque. S’il exploite autant que possible cette veine pittoresque, notamment à travers la statuette d’édition, Duret, devenu membre de l’Institut en 1843 et professeur à l’École des beaux-arts en 1852, accumule les commandes officielles. La concrétisation de ce cursus honorum, qui fait de la carrière de Duret un archétype dans le monde de l’art officiel du XIXe siècle, repose sur une stratégie de carrière lisible notamment dans sa production de portraits, révélatrice de ses réseaux. Elle se décline également à travers des choix formels toujours marqués par l’antique qui lui permettent tant de rassurer ses commanditaires que de rentabiliser ses œuvres. En effet, ces dernières sont sujettes à de multiples variations, à toutes les échelles et dans des matériaux variés. Cette thèse a également pour ambition de mettre en lumière les ressorts intimes de la création de Duret en s’appuyant sur une correspondance très peu exploitée dans les précédentes études ainsi que sur des albums de dessins et des esquisses en terre cuite inédits. L’ensemble de ces sources révèle comment Duret, qui avait d’abord voulu être comédien, s’est constamment nourri des arts de la scène dans sa pratique de sculpteur. L’art du ballet mais aussi la tragédie et l’opéra lui ont permis d’approfondir son travail sur le drapé, le corps en mouvement et la composition du geste.

  • Titre traduit

    Francisque Duret (1804-1865), a sculptor in representation : process of creation and strategies of career


  • Résumé

    Following an artistic training at the School of Fine Arts in Bosio's workshop then at the Academy of France in Rome, the sculptor Francisque Duret (1804-1865) distinguishes itself particularly in the Show of 1833 with "Jeune Pêcheur dansant la Tarentelle" (Young fisherman dancing the Tarantella) a molten bronze made with lost wax method by Honoré Gonon, technical exploit for that period. If he exploits as far as possible this picturesque vein, in particular through the statuette of edition, Duret, who became in 1843 a member of the Institute and a professor of the School of Fine Arts in 1852, accumulates official orders. The realization of this Honorum Cursus which makes Duret's career an archetype in the world of the XIXth Century official Arts is based on a career strategy readable particularly in his production of portraits revealing his networks. His career also comes through formal choices always marked by the Classic Art (Antique) which gives him to reassure his sponsors and to make profitable works. Indeed the latter are subject to multiple variations at all level and in varied materials. This thesis has also for ambition to bring to light the intimate skills of Duret's creation by leaning on a correspondence little exploited in previous studies as well as on unpublished workbook of drawings and sketches in terracotta. All of these sources reveal how Duret, who wanted to be a stage actor, nourished constantly on performing arts for his sculptor's art. The Ballet, Tragedy and Opera arts allowed him to deepen his work on drape, body in movement and gesture composition.

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