Thèse soutenue

'' Knowledge in Power '' ? : la gauche britannique et le livre (1918 - début des années 1950)

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Auteur / Autrice : Elen Cocaign
Direction : Christophe Charle
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire
Date : Soutenance le 26/11/2014
Etablissement(s) : Paris 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale d'Histoire de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Paris ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Centre d'histoire du XIXe siècle (Paris ; 1958-....)
Jury : Président / Présidente : Jean-Yves Mollier
Examinateurs / Examinatrices : Christophe Charle, Laura Lee Downs, Marie-Françoise Cachin
Rapporteurs / Rapporteuses : Fabrice Bensimon
DOI : 10.70675/16cfaab8z6823z43c9zb967ze7c4b0925504

Mots clés

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Résumé

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En Grande-Bretagne, le Representation of the People Act de 1918 provoque un élargissement radical du corps électoral et place les classes populaires au cœur de la vie politique britannique. Ces dernières paraissent particulièrement susceptibles de voter pour la gauche et notamment pour le Parti travailliste qui cherche à s’imposer, depuis sa création au début du siècle, comme leur principal représentant. Pourtant, pendant l’entre-deux-guerres, les conservateurs exercent une véritable domination sur la vie politique. Cela pousse la gauche à remettre en cause ses stratégies en matière de diffusion des idées : un processus de médiatisation et de médiation est indispensable pour rendre ces dernières accessibles. Les différents partis, groupes et organisations para-politiques qui composent la gauche britannique investissent donc tout particulièrement le domaine culturel. A une époque, la démocratisation du système scolaire et de l’accès au savoir contribuent à l’émergence de ce que les professionnels du livre appellent le « New Reading Public », un public populaire dont le rapport au livre et à la lecture est en cours de définition. L’ensemble de la gauche fait alors de la production et de la diffusion du livre politique une priorité. Pendant la période qui s’étend de 1918 au début des années 1950, les éditeurs et les libraires de gauche sont considérés comme des acteurs de premier plan de la bataille des idées. Si certains d’entre eux restent fidèles à des modèles traditionnels définis aux XVIIIe et XIXe siècles, d’autres s’attachent à faire du livre un média de masse et élaborent de nouvelles stratégies en prenant en compte les normes de la culture de masse et en articulant logiques politiques et logiques commerciales. L’institutionnalisation progressive de la production et de la diffusion des livres de gauche a toutefois des effets ambivalents sur la réception de ces livres et, plus généralement, des idées de gauche.