Impact de l’Inflation sur la croissance et ses déterminants macroéconomiques

par Muhammad Khan

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Patrick Villieu.

Le président du jury était Christophe Rault.

Le jury était composé de Patrick Villieu, Christophe Rault, Jean-Bernard Chatelain, Alexandru Minea, Nikolay Nenovsky.

Les rapporteurs étaient Jean-Bernard Chatelain, Alexandru Minea.


  • Résumé

    La présente thèse analyse l’impact de l’inflation sur la croissance économique et ses différents déterminants. Dansun premier temps, notre étude s’intéresse à deux aspects de la relation entre l’inflation et la croissance économique.Ainsi, nous examinons tout d’abord la non-linéarité du lien entre l’inflation et la croissance économique et identifionsplusieurs seuils pour l'échantillon global ainsi que pour les différents sous-échantillons définis selon le niveau durevenu. Ensuite, nous procédons à l’identification de certaines caractéristiques macroéconomiques au niveau despays qui influencent cette non-linéarité. Nos résultats empiriques corroborent les deux éléments d’analyse précédentset montrent que la non-linéarité de la relation entre l'inflation et la croissance dépend de l’ouverture commerciale dupays, de son accumulation de capital et du niveau de ses dépenses publiques (chapitre 2). Puis, dans un secondtemps, nous nous intéressons à l’explication de la non-linéarité de la relation entre l’inflation et la croissance entestant l’effet Tobin de l’inflation sur le capital physique et sur l’effet de substitution entre le travail et l’éducationpour le capital humain. Nous montrons que l’impact positif des taux d’inflation modérés résulte de l’effet Tobin surle capital physique, tandis que la réduction de l'impact de l'accélération de l'inflation provient d’une meilleureaccumulation du capital humain. Nous confirmons tous ces effets et mettons en évidence le rôle du développementfinancier pour l'ensemble de ces mécanismes (chapitre 3). Enfin, nous abordons la question du manque de cohérenceentre la vision macroéconomique fondée sur la détermination d’un seuil optimal d'inflation et les préférences réellesdes banques centrales à travers le monde. Nous remarquons que les banques centrales utilisent des modèlesmicroéconomiques néo-keynésiens qui définissent le taux d'inflation optimal comme celui minimisant les dispersionsdans les marchés des produits et des facteurs de production. Nous testons alors l'effet de l'inflation sur la variabilitédes prix relatifs et de la croissance ; nos résultats montrent que seul un faible taux d’inflation positif réduit cesincertitudes et cela quel que soit le niveau de revenu du pays. Concernant les pays émergents de notre échantillon, lechoix du régime de politique monétaire affecte également cette variabilité (chapitre 4).

  • Titre traduit

    The effects of inflation on economic growth and on its macroeconomic determinants


  • Résumé

    This thesis is concerned with the effects of inflation on output growth and on its determinants. In the first step, ourstudy analyzes two aspects of the inflation–growth relationship. First, it examines the nonlinearity of the relationshipbetween inflation and output growth and identifies several thresholds for the global sample and for various incomespecificsub-samples. Secondly, it identifies some country-based macroeconomic features that influence thisnonlinearity. Our empirical results substantiate both views and validate the fact that the inflation–growth nonlinearityis sensitive to a country’s trade openness capital accumulation, and government expenditures (chapter 2). After that,we explain this inflation–growth nonlinearity by testing a Tobin effect of inflation on physical capital and asubstitution effect – from work to education – for human capital. We find that the positive effects of moderateinflation rate are due to the Tobin effect on physical capital whereas a weak negative effect of high inflation ratestems from a better human capital accumulation. We identify a strong role of well developed financial systems in allthese mechanisms (chapter 3). Lastly, we address a lack of coherence between the macro based optimal inflationthresholds for output growth and the actual preferences of central banks around the world. We notice that centralbanks use micro based New-Keynesian models and their optimal inflation rate is the one that minimizes dispersionsin factors and product markets. We test the effect of inflation on relative price variability and output growthvariability and, for all income groups, the results support a slight positive inflation rate to minimize theseuncertainties. For our selected emerging economies, monetary policy regimes also affect these dispersions (chapter4).


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