Nouveaux marqueurs diagnostiques et pronostiques dans la glomérulonéphrite extra-membraneuse : suivi des anticorps anti-PLA2R1 chez le greffé rénal : caractérisation des épitopes reconnus par les anticorps anti-PLA2R1 : identification d’une nouvelle cible antigénique

par Barbara Seitz-Polski (Seitz)

Thèse de doctorat en Recherche clinique et thérapeutique

Sous la direction de Gérard Lambeau.

Soutenue le 15-12-2014

à Nice , dans le cadre de École doctorale Sciences de la vie et de la santé (Sophia Antipolis, Alpes-Maritimes) , en partenariat avec Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire (Sophia Antipolis, Alpes-Maritimes) (laboratoire) et de Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire / IPMC (laboratoire) .

Le président du jury était Vincent Esnault.

Le jury était composé de Gérard Lambeau, Vincent Esnault, Joseph Boucraut, Stéphane Burtey.

Les rapporteurs étaient Thierry Martin, Joseph Boucraut.


  • Résumé

    La Glomérulonéphrite extra-membraneuse est une maladie auto-immune rare mais grave qui conduit dans 30% des cas à une insuffisance rénale chronique terminale nécessitant le recours à la dialyse ou la greffe rénale. Dans les suites d’une greffe, la GEM récidive dans 30 à 40% des cas. En 2009, l’équipe du Pr. Salant en collaboration avec notre équipe a montré que 70% des patients présentant une GEM étaient porteurs d’anticorps (Ac) dirigés contre le récepteur des phospholipases A2 (PLA2R1). Le titre d’anticorps est corrélé à l’activité de la maladie. Il n’existe actuellement aucun biomarqueur permettant de prédire l’évolution de la fonction rénale d’un patient lors de sa prise en charge : dans 30% des cas les patients présentent une rémission spontanée sans traitement immunosuppresseur. Le traitement de la GEM repose sur un traitement symptomatique et une réévaluation après 6 mois. En cas de maladie active persistante, il faut débuter un traitement immunosuppresseur. Dans les formes graves, cette période d’observation de 6 mois peut être à l’origine de lésions irréversibles. Nous avons validé un test ELISA permettant de quantifier les Ac anti-PLA2R1 au cours du suivi de patients porteurs d’une GEM. Ce test nous a permis de montrer sur une cohorte de 15 patients greffés dans les suites d’une GEM qu’un titre d’Ac anti-PLA2R1 persistant après la greffe était associé à un risque de récidive de la maladie sur le greffon. Nous avons ensuite produit dans des cellules HEK les orthologues de PLA2R1 (les récepteurs humain, lapin et murin).

  • Titre traduit

    New diagnostic and prognostic marker in membranous nephropathy


  • Résumé

    Membranous Nephropathy (MN) is a major cause of nephrotic syndrome in adults. It is a rare but severe kidney disease with different etiologies and outcomes. In most cases (85%), the disease is idiopathic (iMN) and has an autoimmune origin. One third of patients develop end-stage kidney disease and are on kidney transplant waiting list. MN recurred in 30% after transplantation. Another third enter in spontaneous remission under renin-angiotensin system blockade. The treatment of iMN is controversial. KDIGO guidelines recommend a supportive symptomatic treatment with RAS-blockade and diuretics in all patients with iMN, and immunosuppressive therapy in case of renal function deterioration or persistent nephrotic syndrome. Therefore, immunosuppressive treatments are often started only after significant and potentially irreversible complications. No biological markers can predict clinical outcome and orient therapy. A major breakthrough was the discovery of autoantibodies to the phospholipase A2 receptor (PLA2R1, 180 kDa) in 70% of iMN patients in 2009, which has now allowed to develop diagnosis and prognosis tests for better medical care. During my PhD, I have first participated to the development of an ELISA which is now commercially available. I then used this latter to demonstrate that persistent anti-PLA2R1 activity can predict iMN recurrence after transplantation in a retrospective cohort of 15 patients. We then screened 50 patients with iMN on native kidney for their cross-reactivity to human (h), rabbit (rb) and mouse (m) PLA2R1 by western blot (WB) and antigen-specific ELISAs.


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