Histoire, esthétique romanesque et identité culturelle : aux sources de l'imaginaire de Boubacar Boris Diop

par Larissa Dogbo Bozouzoua

Thèse de doctorat en Littérature comparée

Sous la direction de Alain-Michel Boyer.

Soutenue en 2014

à Nantes , dans le cadre de École doctorale Sociétés, Cultures, Echanges (SCE) (Angers) , en partenariat avec Laboratoire l'Antique, le moderne (Nantes) (laboratoire) .


  • Résumé

    Paul Ricoeur when describing the relationship between history and fiction conversely speaks of « fictionalization of history » and of « historicization of fiction ». In all its novelistic works Boubacar Boris Diop creates the mythification of history by relating key events in the history of Africa, especially colonization, independence, civil wars, and the Rwandan genocide. In this process of mythicizing history, intertextual elements are called in favor of maintaining an indigenous model. There is then a transformation of history into myth. The writer awakens the memory of history by inventing an interdisiplinary universe. It is clear that the question of identity is also a central concern for the writer. Beyond its roots in the history and politics of post-colonial African states, the work of Boubacar Boris Diop is where he claims his cultural identity. This identity is apparent at two levels : first in the narrative with the insertion of oral tradition genres in his texts and then through the insertion realities specific to the Wolof culture in particular and the African culture in general.

  • Titre traduit

    History, novelistic and cultural identity : at the source of Boubacar Boris Diop's fantaisy genre


  • Résumé

    Paul Ricoeur dans la désignation des rapports entre histoire et fiction parle inversement de « fictionnalisation de l'histoire » et d' »historicisation de la fiction ». Ce qui revient à dire qu'il y a interaction et interagissement entre ces deux disciplines et, par conséquent, l'action de la fiction n'est pas dénaturation. Dans toute sa production romanesque, Boubacar Boris Diop procède à la mythification de l'histoire en transposant des événements marquants de l'histoire de l'Afrique, notamment la colonisation, les indépendances , les guerres civiles, le génocide rwandais. Dans ce processus de mythification de l'histoire, des éléments intertextuels sont convoqués au profit du maintien d'un modèle autochtone. On assiste alors à une transformation de l'histoire en mythe. L'écrivain éveille la mémoire de l'histoire en inventant un univers interdisciplinaire. Force est de constater que la question identitaire est également au centre des préoccupations de l'écrivain. Au delà de son enracinement dans l'histoire et dans la politique des Etats de l'Afrique postcoloniale, l'oeuvre de Boubacar Boris Diop est le lieu où il affirme son identité culturelle. Cette identité est perceptible à deux niveaux d'abord au niveau de la narration avec l'insertion des genres de la tradition orale dans ses textes et ensuite à travers des réalités propre à la culture wolof en particulier et africaine en général.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (394 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 381-394. Index

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  • Bibliothèque : Université de Nantes. Service commun de la documentation. BU Lettres.
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