Gouvernance territoriale et participation citoyenne au Sénégal

par Ndeye Samb

Thèse de doctorat en Geographie et aménagement de l'espace

Sous la direction de Jean-Marie Miossec et de Amadou Diop.

Soutenue le 16-12-2014

à Montpellier 3 , dans le cadre de École doctorale 60, Territoires, Temps, Sociétés et Développement (Montpellier ; ....-2014) , en partenariat avec Gouvernance, risque, environnement, développement, dynamiques sociétales et gestion des territoires (laboratoire) et de Gouvernance- Risque- Environnement- Développement. Dynamiques sociétales et gestion des territoires / GRED (laboratoire) .

Le président du jury était Raffaele Cattedra.

Le jury était composé de Amadou Diop, Freddy Destrait.

Les rapporteurs étaient Michel Desse.


  • Résumé

    Depuis plus d'une décennie, Le Sénégal à l'instar d'autres pays a adopté la gouvernance comme mode d'action publique. Cette tendance traduit une nouvelle philosophie, un ajustement par rapport au nouveau contexte économique et social mondial actuel. L'application de ce concept est singulièrement favorisée par « la crise de gouvernabilité » qui se fait jour sous nos tropiques suite à la faillite de l'Etat dans la fourniture d'un service public de qualité et l'émergence d'acteurs locaux aux pouvoirs en pleine croissance et occupant le vide laissé par l'Etat affaibli. La gouvernance et la gouvernance territoriale innovent par la place qu'elles offrent aux acteurs qui confirment leurs positions de moteurs de changements venant de la base. Ces nouveaux modes de gestion sont favorablement accueillis au Sénégal grâce une conjoncture historiquement favorable de (1) facteurs externes : contexte international marqué par la complexité des enjeux économiques, sociologiques, technologiques remettant en cause l'ordre établi et mettant en scènes de nouveaux acteurs (2) facteurs internes : un cadre juridique et institutionnel très favorable, les échecs de politiques de développement et l'émergence d'un mouvement citoyen très dynamique, la confirmation de l'option faite sur le local via la politique de décentralisation. Ce contexte rend possible une panoplie d'action dont les prétentions sont parfois contraires aux facteurs qui ont permis leur émergence. La gouvernance surtout au contact des territoires ne peut être enfermée dans des normes aussi objectives soient-elles. Le dessein de la politique de décentralisation est résolument de favoriser le développement des territoires, en gardant en perspective les caractérisques sociales, économiques, géographiques et sociétales des territoires. La participation des citoyens à la réussite de cette politique, n'a de pertinence que si elle s'évertue à instaurer un climat de confiance entre les acteurs et assure l'adéquation entre actions des autorités étatiques et les aspirations profondes des territoires pris un à un. Il ressort ainsi, que ce travail est essentiellement une réflexion sur les ressorts de cette notion qu'est la « gouvernance territoire ». Nous en sommes arrivés à la conclusion qu'elle se prête aisément aux différentes orientations de son application mais demeure le reflet d'un produit foncièrement variable, fonction d'une multitude de facteurs eux mêmes variables selon le territoire.

  • Titre traduit

    Territorial governance and citizen participation


  • Résumé

    For more than a decade, similarly to the other countries, Senegal has adopted governance to manage public actions. This trend is a new philosophy, an adjustment in relation with the new economic and social world context. The implementation of this concept is particularly favoured by “the governability crisis” which is taking place right now after the failure of the state to supply a quality public service and the emergence of powerful local actors in full growth and occupying the empty place left by the weakened state. Governance and territorial governance are innovating because of the place they offer to the actors who are confirming their positions of change engine originating from the base. These new modes of management are favourably welcome in Senegal thanks to a historically favourable environment of (1) external factors: an international context epitomized by the complexity of economic, sociological and technological stakes questioning the normal order of things and displaying new actors, (2) internal factors: a favourable legal and institutional environment, the failures of development policies and the emergence of very dynamic citizen movements, the confirmation of the chosen local option through decentralisation policies. Such a context makes it possible for a set of actions whose aims don't sometimes tally with the factors which favoured their emergence. Governance applied to territories cannot just be limited to standards no matter how objective they may be. The purpose of the decentralisation policy is really to favour the development of territories, while keeping in mind the social, economic, geographical and societal features. The involvement of citizens in the success of that policy would be relevant only if it aimed at setting up a trustworthy atmosphere between the actors and ensuring the suitability between the actions of the state authorities and all the deep aspirations of the territories. So that work highlights essentially the main aims of the notion of “territory governance”. We finally conclude that it is suitable to the orientations of its implementation but remains the reflection of a variable product depending on a series of factors which vary according to the territory.


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