Arles et Lyon, ports fluviaux de l'Empire romain : le commerce sur l'axe rhodanien du Ier s. av. J.-C. au VIIe s. ap. J.-C.

par Guillaume Duperron

Thèse de doctorat en ARCHÉOLOGIE spécialité Archéologie Méditerranée Antique

Sous la direction de Stéphane Mauné et de Matthieu Poux.

Le président du jury était Fanette Laubenheimer.

Le jury était composé de Sandrine Agusta-Boularot.

Les rapporteurs étaient Michel Bonifay, Paul Reynolds.


  • Résumé

    L'axe Rhône-Rhin est durant toute l'Antiquité le théâtre d'une intense activité commerciale, favorisée par une large utilisation des nombreux cours d'eau navigables qui irriguent ce vaste espace. La fondation, peu après le milieu du Ier s. av. J.-C., des colonies romaines d'Arles et de Lyon, aux deux extrémités du couloir rhodanien, constitue le prélude à la mise en place, à l'époque d'Auguste, d'un nouveau système économique, destiné en particulier à l'approvisionnement des armées stationnées sur le limes germanique, qui engendrera un accroissement considérable des trafics commerciaux. Par la suite, pendant plusieurs siècles, ces deux centres urbains portuaires polariseront les échanges à longue distance, comme le soulignent tout particulièrement les données épigraphiques. Plus récemment, le développement de la céramologie a permis une approche complémentaire du commerce, basée sur l'étude de ses vestiges matériels. Cette discipline offre en effet la possibilité d'appréhender la nature des produits échangés, leurs provenances et leurs proportions relatives, ainsi que de préciser les évolutions de ces différentes caractéristiques au cours du temps.A Lyon, les trois dernières décennies ont été marquées par un important essor des recherches archéologiques, grâce auxquelles une abondante documentation céramologique sur l'ensemble de l'époque romaine est désormais disponible. D'autre part, à Arles, plusieurs fouilles majeures ont livré ces dernières années de très riches niveaux de dépotoirs portuaires et urbains dont l'étude, conduite dans le cadre de cette thèse, complète considérablement les connaissances sur le faciès matériel arlésien. En outre, la récente découverte, au large des Saintes-Maries-de-la-Mer, de l'un des avant-ports de la ville nous a offert une intéressante documentation complémentaire.Sur la base des données matérielles provenant des deux grands ports d'Arles et de Lyon, complétées de manière ponctuelle par celles de plusieurs autres sites de la vallée du Rhône, il a été possible de dresser une vaste synthèse diachronique du commerce rhodanien, prenant en compte aussi bien les produits transportés en amphores que les vaisselles céramiques. Ce large bilan des connaissances permet ainsi de suivre les évolutions des échanges commerciaux sur cet axe entre le Ier s. av. J.-C. et le VIIe s. ap. J.-C., mais aussi d'identifier plusieurs lacunes persistantes et de proposer un certain nombre de pistes de recherches.

  • Titre traduit

    Arles and Lyon, river ports of the Roman Empire : commerce on the Rhône axis of the first century BC to the seventh century AD


  • Résumé

    The Rhône-Rhin axis is during the antiquity the theatre of an intense commercial activity, facilitated by a large use of many navigable waterways which that irrigate this vast space. The foundation, shortly after the middle of the 1st c. BC, of the roman colonies of Arles and Lyon, at the both extremities of the Rhone valley, is the prelude to the establishment, at the time of Augustus, of a new economic system, destined to the supply of the armies based at the Germanic limes, which will lead a considerable increase of the commercial traffics. In the following time, during several centuries, these both port urban centers will polarize the long-distance exchanges, as shown particularly by the epigraphic data. More recently, the development of ceramology has allowed a complementary approach to the trade, based on the study of his material remains. This discipline offers the possibility to assess the nature of the exchanged products, their provenances and their relative proportions, just as to clarify the evolutions of these different characteristics in time.In Lyon, the last three decades have been marked by a considerable expansion of the archeological researches, thanks to which an extensive ceramological documentation on the whole roman period is now available. On the other side, in Arles, several important excavations have given these last years some very rich levels of harbor and urban rubbish dumps of which study, conducted within the framework of this thesis, complete considerably the knowledge on the arlesian material features. Moreover, the recent discovery, off the coast of the Saintes-Maries-de-la-Mer, of one of the outer harbour of the city offers an interesting complementary documentation.On the basis of the material data from both big ports of Arles and Lyon, punctually completed by which of them of the others sites of the Rhône valley, it has been possible to make a vast diachronic synthesis on the rhodanian trade, taking into account as well the products transported in amphorae as the ceramic dishes. This large knowledge assessment allows following the developments of the trade on this axis between the 1st century BC and the 7th century AD, but also to identify several persistent gaps and to suggest some research leads.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?