Identification et validation de nouveaux bio-marqueurs immuno-épidémiologiques pour évaluer l'exposition humaine aux piqûres d'Anophèles, vecteurs de paludisme

par Alexandra Marie

Thèse de doctorat en Biologie Santé

Sous la direction de Dorothée Missé et de Bruno Arcà.


  • Résumé

    Le paludisme constitue un problème majeur de santé publique en zone tropicale et subtropicale. La morbidité ainsi que la mortalité sont principalement dues au parasite Plasmodium falciparum transmis à l'homme par la piqûre de moustiques femelles du genre Anopheles. Dans le but d'orienter au mieux les stratégies d'élimination du paludisme et d'une meilleure évaluation de l'efficacité des méthodes de lutte, les indicateurs mesurant le risque de transmission doivent être plus sensibles. Il a été montré que la réponse anticorps humaine contre des protéines/peptides salivaires d'Anopheles représente un bio-marqueur d'exposition aux piqûres de moustiques et pouvait être un indicateur de la transmission du paludisme. Toutefois cet outil doit être optimisé. Ce travail a ainsi un double objectif : i) valider la protéine salivaire CE5 comme bio-marqueur d'exposition aux piqûres d'Anopheles et comme indicateur évaluant l'efficacité de stratégie de lutte anti-vectorielle, et 2) identifier de nouvelles protéines salivaires comme candidat bio-marqueur spécifique à l'exposition de l'homme aux seules piqûres infectantes d'Anopheles. Tout d'abord, nous avons démontré que la réponse anticorps IgG contre la protéine CE5 pourrait être un indicateur du contact homme-vecteur, complémentaire et très sensible, en mesurant l'exposition de l'homme aux piqûres d'Anopheles et un outil évaluant l'efficacité, à court terme, des moustiquaires imprégnées d'insecticide. Par la suite, les méthodes de protéomique 2D-DIGE et de spectrométrie de masse ont permis d'identifier cinq protéines salivaires (gSG6 , gSG1b , TRIO , SG5 et la forme longue D7) qui sont surexprimées dans les glandes salivaires d'An. gambiae infectées par P. falciparum. Des peptides de chaque protéine, définis in silico, apparaissent antigéniques chez des individus exposés aux piqûres d'Anopheles, après évaluation par la technique d'épitope mapping. L'ensemble de ces travaux est non seulement une première étape pour optimiser cet outil immuno-épidémiologique évaluant le contact homme-vecteur mais démontre également la possibilité de définir un nouveau bio-marqueur qui serait spécifique des piqûres infectantes d'Anopheles.

  • Titre traduit

    Identification and validation of new immuno-epidemiological biomarkers for evaluating the human exposure to Anopheles malaria vectors


  • Résumé

    Malaria is a major public health problem in tropical and subtropical areas. Morbidity and mortality are mainly due to Plasmodium falciparum transmitted to human individuals by the bite of female Anopheles mosquitoes. In order to orientate appropriate strategies for malaria elimination and for a better evaluation of the efficacy of control methods, the indicators measuring the risk of transmission should be more sensitive. It has been shown that the human antibody response against Anopheles salivary proteins/peptides represents a biomarker of exposure to mosquito bites and could be an indicator of malaria transmission. However, this tool must be optimized. This work has thus two objectives: i) to validate the salivary protein cE5 as biomarker of exposure to Anopheles bites and as an indicator for evaluating the efficacy of vector control strategy, and 2) to identify new salivary proteins as a candidate biomarker only specific to human exposure to infective bites of Anopheles.First, we demonstrated that the IgG antibody response to cE5 protein could be an indicator of human-vector contact, complementary and very sensitive, measuring the human exposure to Anopheles bites and a tool evaluating the short-term efficacy of insecticide treated nets. Subsequently, the proteomic methods, 2D - DIGE and mass spectrometry, allowed to identify five salivary proteins (gSG6, gSG1b, TRIO, SG5 and the long form D7) which are overexpressed in the salivary glands of An . gambiae infected by wild P. falciparum. Peptides for each protein, identified in silico, appear antigenic in individuals exposed to Anopheles bites, after the evaluation by the epitope mapping technique.Altogether, this work is not only the first step to optimize this immuno-epidemiological tool assessing the human-vector contact, but also demonstrates the possibility to define a new biomarker specific to the infective bites of Anopheles.


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